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Fiche légume

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tomate

sous-titre/Taxon|ns1=Solanum lycopersicum
Voir homonymes
Taxobox début | végétal | ''Solanum lycopersicum'' | Tomatoes plain and sliced | La vue externe montre le Calice (botanique)|calice persistant à 6 sépales. Les coupes longitudinale et transversale montrent que la baie est issue d'un ovaire supère Carpelle|bicarpellé, Glossaire de botanique|biloculaire, à placentation axile.
Taxobox | sous-règne | Tracheobionta
Taxobox | division | Magnoliophyta
Taxobox | classe | Magnoliopsida
Taxobox | sous-classe | Asteridae
Taxobox | ordre | Solanales
Taxobox | famille | Solanaceae
Taxobox | genre | Solanum
Taxobox taxon | végétal | espèce | Solanum lycopersicum | Carl von Linné|L., 1753
Taxobox phylogénie bandeau
Taxobox | ordre | Solanales
Taxobox | famille | Solanaceae

Le plant de '''tomates''' ('''''Solanum lycopersicum''''' L.) est une espèce de plante herbacée|plantes herbacées du genre solanum de la famille des Solanaceae|Solanacées, originaire du nord-ouest de l'Amérique du Sud[lien Tomates : des légumes à rougir de plaisir l'été], Le Point, le 09 août 2012, largement cultivée pour son fruit (botanique)|fruit. Le terme désigne aussi ce fruit charnu. La tomate se consomme comme un légume-fruit, crue ou cuite. Elle est devenue un élément incontournable de la gastronomie dans de nombreux pays, et tout particulièrement dans le bassin méditerranéen. L'espèce compte quelques variété (botanique)|variétés botaniques, dont la « tomate cerise|tomate-cerise » et plusieurs milliers de variétés cultivées (cultivars identifiés par des appellations ou des marques commerciales). La plante est cultivée en plein champ ou serre|sous abri par les agriculteurs et les horticulteurs sous presque toutes les latitudes, sur une superficie d'environ trois millions d'hectares. La tomate a donné lieu au développement d'une importante industrie agroalimentaire|industrie de transformation, pour la fabrication de Double concentré de tomates|concentré, de sauce tomate, notamment de sauce ''ketchup'', de jus de légumes et de conserves. De grande importance économique, elle est l'objet de nombreuses recherches scientifiques. Elle est considérée comme une organisme modèle|plante-modèle en génétique. Elle a donné naissance à la première plante génétiquement modifiée autorisée à la mise en culture et commercialisée de façon éphémère aux États-Unis dans les années 1990. Sommaire|niveau=2

Étymologie

Le Nom (grammaire)|substantif Genre grammatical|féminin<ref name="TLFI">CNRTL|tomate|élision=non [consulté le nobr|2 mai 2017].,<ref name="Larousse">Entrée lien web |langue=fr |titre=tomate |url=lien des ''Dictionnaires de français'' [en ligne], sur le site des éditions Larousse [consulté le nobr|2 mai 2017]. « tomate » est un Emprunt lexical|emprunt<ref name="TLFI" />, par d'abord l'intermédiaire de l'espagnol<ref name="Larousse" /> '' au nahuatl<ref name="TLFI" /> (langue de la famille uto-aztèque) '' le mot nahuatl ''xitoma(tl)'' (qui signifie « (le) nombril » et qui a donné en espagnol mexicain : ''jitomate'') désigne la tomate (''Lycopersicon esculentum)''[lien Real Academia Española. es,Andrew F. Smith, ''The tomato in America, Early history, culture, and cooking'', University of Illinois Press, 2001, ISBN|0252070097, p.|15. en. La première attestation de « tomate » en français date de 1598 dans la traduction de l'ouvrage de José de Acosta, ''Historia natural y moral de las Indias'', par Robert Regnauld[lien Tomate sur le portail lexical du Centre national de ressources textuelles et lexicales],[https://archive.org/stream/histoirenaturell00acos#page/n357/mode/1up Histoire naturelle et morale des Indes, tant Orientales, qu'Occidentales. par José de Acosta traduite en français par Robert Regnauld, livre IV, p.|168]. « Tomate » n'est entré dans le dictionnaire de l'Académie française qu'en 1835, le fruit s'est longtemps appelé « pomme d'amour » ou « pomme d'or ». Le nom de la tomate figure dans les « mots sans frontières » recensés par Sergio Corrêa da CostaSergio Corrêa da Costa, ''Mots sans frontières'', éditions du Rocher, Paris, 1999. On le retrouve en effet dans de nombreuses langues avec de faibles variations phonétiques et orthographiques. On a ainsi dans les langues européennes : ''tomato'' en anglais, ''tomate'' en allemand, espagnol, français et portugais, ''tomată'' en roumain, ''tomat'' en danois, norvégien, suédois et estonien, ''tomaat'' en néerlandais, ''tomaquet'' en catalan, ''domates'' en turc, à l'exception notable de l'italien ''pomodoro'', du polonais ''pomidor'' et du hongrois ''paradicsom''[lien ''Sorting Lycopersicon names''], ''Multilingual multiscript plant name database'', Agricultural Research Service, USDA. en. En russe, les termes ''tomat (томат)'' et ''pomidor (помидор)'' sont interchangeables.

Botanique



= Description

=

Appareil végétatif

Fichier:Tomatoes-RootSystem1-SouthGardenBed|thumb|Système racinaire de la tomate Le plant de tomates est une plante herbacée sensible au froid, Plante vivace|vivace en climat chaud, généralement annuelle. C'est une plante à croissance indéterminée, mais il existe des variétés à croissance déterminée, c'est-à-dire dont la fonction végétative, sur chaque tige, s'arrête précocement, puisque la tige se termine par un bouquet floral. Chez les variétés à port indéterminé, chaque bouquet floral est séparé par trois feuilles, et la plante peut croître ainsi indéfiniment. Chez les variétés à port déterminé, les Inflorescence|inflorescences sont séparées par deux feuilles, puis une feuille, avant de se retrouver en position terminale sur la tige. La plante continue ensuite sa croissance non pas sur la tige principale, mais sur les tiges secondaires qui poussent à l'aisselle des feuilles (les « Gourmand (botanique)|gourmands ») également de manière déterminée. Son port dressé en début de croissance, devient retombant ou semi-retombant au fil de la croissance et de la ramification des tiges, nécessitant des supports selon les types de culture. Son racine (botanique)|système racinaire est de type pivotant à tendance fasciculée. Très dense et ramifié sur les trente premiers centimètres, il peut atteindre un mètre de profondeur. Fichier:Starr 080117-2163 Solanum lycopersicum var. lycopersicum|thumb|Feuille de tomate (''Solanum lycopersicum'' var. ''lycopersicum'') La tige est anguleuse, épaisse aux entrenœuds, glossaire botanique#P|pubescente. De consistance herbacée en début de croissance, elle tend à devenir un peu ligneuse en vieillissant. La croissance de la tige, monopodiale au début devient Ramification sympodiale|sympodiale après 4 ou 5 feuilles, c'est-à-dire que les bourgeons axillaires donnent naissance à des ramifications successives, tandis que les bourgeons terminaux produisent des fleurs ou avortent. Les rameaux issus des bourgeons axillaires produisent des feuilles à chaque nœud et se terminent aussi par une inflorescenceClaude Chaux et Claude Foury, ''Production légumières, tome 3 : légumineuses potagères, légumes fruits'', Tec & Doc - Lavoisier, Paris 1994, ISBN|2-85206-969-5, p.|125-153.. La tige et les feuilles portent deux types de poils : simples ou glanduleux, ces derniers contenant une huile essentielle qui donne son odeur caractéristique à la plante. Les feuilles, alternes, longues de 10 à unité|25|cm, sont composées, imparipennées, et comprennent de 5 à 7 folioles aux lobes très découpés. Le bord du limbe est denté. Les vieilles feuilles perdent leur pouvoir photosynthétique et deviennent même nuisibles pour la plante, responsables du retard de croissance des fruits. Les professionnels les coupent, ce qui est problématique en main-d'œuvre puisque cette opération doit se renouveler toutes les semaines (feuilles au-dessus des prochains fruits à récolter).

Appareil reproducteur

Fichier:Fleurtomate|thumb|Fleur de tomate Les fleurs s'épanouissent du printemps à l'été (de fin mai à septembre dans l'hémisphère nord et dans l'hémisphère sud de fin novembre à mars). Elles sont réunies en cymes, inflorescences de type déterminé, cependant chez la tomate le méristème de l’inflorescence ne se termine pas par une fleur et, en fait, maintient son indétermination[lien N. Welty, C. Radovich, T. Meulia, and E. van der Knaap, ''Inflorescence development in two tomato species''], ''Canadian Journal of Botany'' 85(1): 111–118 (2007). Pdf en. La fleur de tomate est actinomorphie|actinomorphe à symétrie pentamère. Le calice (botanique)|calice compte cinq sépales verts. Ce calice est persistant après la fécondation et subsiste au sommet du fruit. La corolle compte cinq pétales jaune vif, soudés à la base, souvent réfléchis en arrière, et formant une étoile à cinq pointes. L'androcée compte cinq étamines à déhiscence (botanique)|déhiscence latérale Glossaire botanique#I|introrse<ref group="N">Ce caractère distingue les tomates des autres Solanacées qui sont à déhiscence terminale. Les anthères allongées forment un cône resserré autour du pistil. Celui-ci est constitué de deux carpelles soudés, formant un ovaire (botanique)|ovaire supère biloculaire (à deux loges) et à placenta (botanique)|placentation centrale. Chez certaines variétés, l'ovaire est pluriloculaire. Fichier:Cuor di bue 3in1|thumb|upright=0.6| Tomate multiloculaire Ces fruit (botanique)|fruits charnus sont des baie (botanique)|baies normalement à deux loges, parfois trois ou plus, à graines très nombreuses. Ils sont très variés par la taille, la forme et la couleur. Leur taille va de quelques grammes (tomate groseille, tomate cerise) à près de deux kilogrammes. Leur forme est généralement sphérique, plus ou moins aplatie, plus ou moins côtelée, mais il en existe en forme de cœur ou de poire. Leur couleur, d'abord verdâtre, tourne généralement au rouge à maturité, mais il en existe des blanches, des jaunes, des noires, des roses, des bleues, des violettes, des orange et des bicolores. Le pédoncule des fruits présente une zone d'abscission, de sorte que le fruit mûr se détache en conservant une partie du pédoncule, ainsi que le calice. Des variétés sélectionnées pour la culture de tomate d'industrie ne présentent pas ce caractère et permettent la récolte du fruit nu. Elles comportent le gène récessif ''jointless'' provenant d'une espèce de tomates sauvages ''(Solanum chessmanii)''Claire Doré, Fabrice Varoquaux, op. cit., p.|698.. La graine est petite (250 à 350 graines par gramme) et velue ; sa germination est épigée. Après le stade cotylédonaire, la plante produit 7 à 14 feuilles composées avant de fleurir.

Terminologie

Les termes utilisés pour décrire une tomate font référence à : * sa couleur : ''blanche'', ''jaune'', ''noire'', ''orange'', ''rose'', ''rouge'', ''verte'', ''violacée'', ''violette'', ''zébrée'' ; * son apparence : ''allongée'', ''en forme de cœur'', ''côtelé'', ''en grappe'', ''oblongue'', ''petite'', ''grosse'', ''très grosse'' ; * sa chair : ''dense'', ''douce'', ''ferme'', ''parfumée'', ''à peau épaisse'', ''rustique'' ; * ses caractéristiques de production : ''port'' (déterminé, indéterminé, compact), ''précoce'', ''productive'' (moyennement, peu, très), ''régulière'', ''résistante'', ''tardive'', ''tolérante'' (au climat humide, à la chaleur).

Physiologie

La tomate cultivée est une plante à jours neutres, dont la floraison est indifférente au photopériodisme, ce qui a permis son adaptation sous diverses latitudes. Par ses fleurs hermaphrodites, elle est autopollinisation|autofertile et principalement autogame. Cela résulte de la morphologie de la fleur, le style est en effet inséré dans le tube formé par les étamines, les stigmates n'apparaissant généralement pas à l'extérieur. Cela limite fortement la pollinisation croisée, sans l'interdire totalement. La pollinisation nécessite toutefois l'intervention d'un agent extérieur, le vent, certains insectes comme les bombus|bourdons, voire un vibreur, capable de faire pollinisation vibratile|vibrer les anthères et de libérer le pollenJ. Benton Jones, ''Tomato plant culture: in the field, greenhouse, and home garden'', CRC Press, 1999 ISBN|0849320259, p.|13. en. Chez la tomate, la photosynthèse est du type « Fixation du carbone en C3|en C3 », c'est-à-dire qu'en première étape elle produit des glucides à trois atomes de carboneJ. Benton Jones, op. cit. p.|19.. Elle est influencée notamment par la température de l'air et sa teneur en Formule chimique|CO|2|lien=Dioxyde de carbone et par l'intensité lumineuse.

= Classification

= La tomate, dont l'appartenance à la famille des Solanacées avait été reconnue par les botanistes de la Renaissance, a été classée scientifiquement par Carl von Linné|Linné en 1753 dans le genre (biologie)|genre Solanum, avec comme nom binomial|nom scientifique ''Solanum lycopersicum''<ref group="N">L'épithète spécifique, ''lycopersicum'', composé mixte de racines grecque et latine, signifie littéralement « pêche de loup », et ferait référence au caractère toxique attribué initialement à ce fruit. Le botaniste français Joseph Pitton de Tournefort avait placé la tomate cultivée à gros fruits dans le genre ''Lycopersicon'' qu'il décrivit formellement en 1694 dans son ouvrage ''Institutiones rei herbariae''Lien brisé|consulté le=2013-03-29|url=lien E. Peralta, ''Nomenclature for Wild and Cultivated Tomatoes'', SOL Newslettre, n°|11, septembre 2006. en. En 1768, Philip Miller, considérant que la tomate différait substantiellement des autres espèces du genre ''Solanum'', telles la pomme de terre et l'aubergine, la classa dans ce genre et la nomma ''Lycopersicon esculentum'' Mill<ref group="N">''esculentum'' signifie « comestible » en latin. Certains auteurs ont repris l'épithète spécifique de Linné, et l'ont nommée ''Lycopersicon lycopersicum'' ([L.] H. Karsten, publié par Gustav Hermann Karsten en 1882). Si ce nom est toujours utilisé dans la réglementation phytosanitaire internationale[lien Exemple : annexe V de la directive 2000/29/CE du Conseil du 8 mai 2000 concernant les mesures de protection contre l'introduction dans la Communauté d'organismes nuisibles aux végétaux] sur AdmiNet., la plupart des auteurs considèrent la différence de terminaison comme ne devant pas être prise en compte, et que ''Lycopersicon lycopersicum'' est un tautonyme, ce qui est interdit par le ''Code International de Nomenclature Botanique''. Le nom ''Lycopersicon esculentum'' Mill. est maintenant un ''Conservation (botanique)|nomen conservandum''. Depuis lors, la cladistique, s'appuyant sur les techniques modernes de biologie moléculaire, a conduit à inclure de nouveau la tomate dans le genre ''Solanum'', dans le même clade que la pomme de terre ''(Solanum tuberosum)''[lien ''Solanum phylogeny''], Solanaceae sources, Natural History Museum en, donnant ainsi raison à Linné. Les espèces anciennement rattachées au genre ''Lycopersicon'' sont désormais regroupées dans le sous-genre (biologie)|sous-genre ''Potatoe'', Section (biologie)|section ''Petota'', sous-section ''Lycopersicon''[lien ''subsect. ''Lycopersicon''''], Germplasm Resources Information Network (GRIN), USDA, consulté le 2 juin 2009. en du genre ''Solanum''. Le nom actuel est donc ''Solanum lycopersicum'', bien que le nom donné par Miller soit encore utilisé dans de nombreuses publications.

Synonymes

Liste des synonymes de ''Solanum lycopersicum''[lien ''Solanum lycopersicum'', Plant Name Details], The International Plant Names Index (IPNI). en : * ''Solanum lycopersicum'' Carl von Linné|L. 1753 ; * ''Lycopersicon esculentum'' Philip Miller|Mill. 1768 ; * ''Lycopersicon pomumamoris'' Conrad Moench|Moench 1794 ; * ''Lycopersicon lycopersicum'' Gustav Hermann Karsten|H.Karsten 1882.

Variétés botaniques

Fichier:TomateCherryTross|thumb|Tomate cerise ''(Solanum lycopersicum cerasiforme)'' L'espèce ''Solanum lycopersicum'' compte plusieurs variété (botanique)|variétés botaniques, dont : * ''Solanum lycopersicum'' var. ''esculentum'' à gros fruits, c'est la tomate cultivée de laquelle découlent presque toutes les variétés (cultivars) trouvées sur le marché ; * ''Solanum lycopersicum'' var. ''cerasiforme'', la tomate cerise, c'est la seule forme sauvage du genre rencontrée aussi en dehors de l'Amérique du Sud (Rick, 1986). Connue dans les Antilles françaises et en Guyane sous le nom de ''tomate cerise|tomadose''. Il est probable que la tomate cultivée ait été domestiquée à partir de cette forme sauvage.

Autres espèces

Article détaillé|Lycopersicon Outre ''Solanum lycopersicum'', le genre ''Solanum'' comprend neuf (jusqu'à quinze selon certains auteurs) autres espèces de tomates[lien ''Nomenclature for wild and cultivated tomatoes''], ''Report of the tomato genetic cooperative'', 2006, p.|11-12, Agriculture Research Service, USDA. en classées dans la section ''Lycopersicum''. Toutes ces espèces, autrefois regroupées dans le genre Lycopersicon, sont originaires des régions andines du nord-ouest de l'Amérique du Sud, de l'Équateur (pays)|Équateur au nord du Chili, à l'exception de deux, ''Solanum chmielewskii'' et ''Solanum galapagense'', endémisme|endémiques des îles Galápagos. Ces tomates sauvages, pour la plupart à fruits verts ou noirs, ne sont pas comestibles, sauf ''Solanum pennellii'', la tomate-groseille, à fruits rouges de très petite taille, qui est à la base du véritable ketchup. Ces espèces sont toutes diploïdes avec le même nombre de chromosomes (2n = 24) que la tomate cultivée. Elles n'ont pas été domestiquées, mais constituent une réserve fort utile de Diversité génétique|variabilité pour l'amélioration de la tomate domestique. Plusieurs d'entre elles peuvent s'hybrider facilement avec ''Solanum lycopersicum'' à condition de prendre cette dernière comme femelle. Pour certaines espèces, comme ''Solanum peruvianum'' et ''Solanum chilense'', le croisement nécessite le recours à la culture d'embryons immaturesAndré Gallais et Hubert Bannerot, ''Amélioration des espèces végétales cultivées: Objectifs et critères de sélection'', INRA éditions, 1992, ISBN|2-7380-0383-4, p.|382..

= Évolutions et recherche

= Fichier:Bluetomato|thumb|La « tomate bleue » obtenue à l'université d'État de l'Oregon par rétrocroisement avec Solanum chilense L'« amélioration » de la tomate a commencé dès la domestication de l'espèce par les anciens Mexicains. Aujourd'hui, la tomate est l'une des espèces les mieux connues en agronomie. Elle sert de organisme modèle|modèle génétique à beaucoup de plantes et elle continue à faire l'objet de nombreux travaux, tant en zone tempérée qu'en région tropicale : * en région tropicale, les recherches portent principalement sur l'adaptation au climat et la résistance au flétrissement bactérien et aux nématodes ; * en zone tempérée, les études menées ont une incidence déterminante sur les programmes tropicaux ; c'est notamment le cas de la sélection pour la résistance aux maladies et de l'amélioration de l'adaptation à la chaleur ; * dans le domaine de la biologie moléculaire, des résultats majeurs ont été obtenus, notamment par les équipes américaines (université Cornell) et françaises (Institut national de la recherche agronomique|INRA). * pomate : la pomme de terre et la tomate étant toutes deux des solanacées, les chercheurs ont eu l'idée de croiser les deux, d'où l'obtention sur la même plante, de tomates en aérien, et de pommes de terre en sous-sol. Gain de place et originalitéref nec.

Taux de sucre

La tomate ''Solanum pennellii'' (ex-''Lycopersicon pennellii'') produit un fruit naturellement sucré. Elle est à la base du véritable ketchup. Cette particularité est due à une enzyme spécifique — une invertase — présente chez beaucoup de fruits et de fleurs, mais particulièrement efficace chez cette tomate. Cette découverte, rendue publique par l'équipe israélo-américano-allemande dirigée par Dani Zamir de l'université hébraïque de Jérusalem|université de Jérusalem à Rehovot, découle de leurs recherches à partir de lignée isogénique|lignées isogéniquesréférence nécessaire. Ces recherches ont abouti à la création de la variété 'Tomaccio'.

Génétique de la couleur

Boîte déroulante/début|titre=Génétique de la coloration de la tomate {|class="wikitable sortable" style=" text-align: center; width: 100%;" |- ! Couleur tomate ! Couleur épidermique ! Couleur sous-épidermique ! Couleur chair ! Pigments chair ! Variété exemple |--- |blanche, crême, ivoire||incolore<br />(gène y)|| ||jaune pale à jaune foncé<br />(gène r)||Sans lycopène<br />Un peu betacarotène||'White Wonder' |--- |rose||incolore<br />(gène y)|| ||rose<br />(gène R)||50 % lycopène<br />7 % betacarotène<br />43 % carotènes incolores||'Rose De Berne' |--- |rouge||incolore<br />(gène y)|| ||rose<br />(gène R)||50 % lycopène<br />7 % betacarotène<br />43 % carotènes incolores||'Marmande' |--- |rouge orangé||jaune<br />(naringenine-chalcone)<br />(gène Y)|| ||rouge orangé<br />(gène Del)||+ lycopène<br />Moins betacarotène||'Caro Red' |--- |orange mandarine|| || ||orange<br />(gène t ou plus rarement Del)||Sans lycopène<br />Beaucoup zetacarotène||'Golden Jubilee',<br />'Golden Sunray' |--- |orange||jaune<br />(naringenine-chalcone)<br />(gène Y)|| ||orange<br />(gène B)||Sans lycopène<br />Beaucoup betacarotène||'Caro Rich' |--- |orange pale||incolore<br />(gène y)|| ||orange<br />(gène B)||Sans lycopène<br />Beaucoup betacarotène|| |--- |jaune orange (abricot)|| || ||"jaune orangé, centre rose<br />(gène at)||Peu de lycopène<br />Normal en betacarotène|| |--- |jaune||jaune<br />(naringenine-chalcone)<br />(gène Y)|| ||jaune pale à jaune foncé<br >(gène r)|| ||Blonde Boar |--- |vert orangé|| || ||orange et verte|| || |--- |verte||incolore<br />(gène y)|| ||verte<br />(gènes r et gf)||Chlorophylle seule||'Evergreen' |--- |verte à bronze||incolore<br />(gène y)|| ||rouge brun sale||Chlorophylle et lycopène|| |--- |noires / violette||incolore<br />(gène y)|| ||rouge et verte<br />(gènes R et gf)||+ lycopène et moins carotènes oranges||'Noire De Crimée' |--- |noires / brunes||jaune<br />(naringenine-chalcone)<br />(gène Y)|| ||rouge et verte<br />(gènes R et gf)||+ lycopène et moins carotènes oranges||'Black Russian' |--- |bleue||bleue<br />(anthocyane)<br />(gène Aft ou/et atv)|| ||rouge et orange<br />(gène R)||+ lycopène<br />Moins betacarotène||'Osu blue' |--- |bleue et rouge||bleue<br />(anthocyane)<br />(gène Aft ou/et atv)|| ||rouge ou orange<br />(gène R)||+ lycopène<br />Moins betacarotène||'Blue Beauty' |--- |bleue et orange||bleue<br />(anthocyane)<br />(gène Aft)|| ||jaune<br />(gène r)||Peu de lycopène<br />Betacarotène rduit de 75 %||'Pansy Ap',<br />'Pineapple Blues' |--- |rayée orange ou jaune/vert||jaune (gène Y)<br />(naringenine-chalcone)<br >+ strié (gène gs)|| ||verte<br />(gènes gf)||Chlorophylle<br />Sans lycopène||'Green Zebra' |--- |rayée jaune/rouge||jaune (gène Y)<br />(naringenine-chalcone)<br >+ strié (gène gs)|| ||rouge et orange<br />(gène R)||Lycopène normal||'Tiger Tom' |--- |rayée dorée/vert et bleue||bleue<br />(anthocyane)<br />(gène Aft ou/et atv)|| ||verte<br />(gènes gf)||Chlorophylle<br />Sans lycopène||'Blue Green Zebra' |--- |rayée violet/vert||bleue<br />(anthocyane)<br />(gène Aft ou/et atv)|| ||rouge ou orange<br />(gène R)||Lycopène normal|| |--- |stries radiales longues<br />vertes ou violettes<br />sur fond rouge, orange ou jaune<br />selon couleur épiderme et chair|| ||zones vertes<br />(péricarpe externe)<br/>(gène Fs)|| || || |--- |bi ou tricolor jaune, rouge<br/>(gène ry)|| ||péricarpe externe|| || ||'Big Rainbow' |--- |bi ou tricolor rouge, verte<br/>(gène ry)|| ||péricarpe externe||verte<br />(gènes gf)|| ||'Captain Lucky' |--- |taches éparses dorées<br/>sur fond rouge, orange ou jaune<br/>selon couleur épiderme et chair|| || || || ||'Scabitha' |--- |?|| ||bleue<br />(anthocyane)<br />(gène Aft ou/et atv)|| || || |--- |?|| ||verte||rouge ou orange<br />(gène R)|| || |--- |?|| ||rouge orangé|| || || |--- |?|| ||rouge|| || || |--- |?|| ||rouge||jaune<br >(gène r)|| || |--- |?|| || ||verte<br />(gènes gf)|| || |} Boîte déroulante/fin (pour les gènes récessif, la couleur correspondante est celle des homozygotes).

Tomates transgéniques

Article connexe|Transgenèse
Article connexe|Plante génétiquement modifiée La marque de tomate Flavr Savr|« Flavr Savr » ou « McGregor » est une plante génétiquement modifiée mise au point par la société américaine Calgene, via la technique de l'Antisens|ARN antisens avec l'objectif d'allonger la durée de vie du fruit après la récolte et par conséquent la Citation|qualité de la tomate pour la consommation en frais<ref name="Hobson">Hobson, G., 1965. ''The firmness of tomato fruit in relation to polygalacturonase activity''. Hort. Sci. 40: 66–72,<ref name="Kramer">Kramer, M., R. Sanders, H. Bolkan, C. Waters, R. Sheehy & W. Hiatt, 1992. ''Post-harvest evaluation of transgenic tomatoes with reduced levels of polygalacturonase: processing, firmness and disease resistance''. Post Harvest Biol. Technol. 1: 241–255.. Dans cette tomate, on a réussi à diminuer l'expression du gène responsable de la production de pectinase|polygalacturonase, enzyme responsable de la dégradation des parois cellulaires dans la phase de mûrissement<ref name="Sheehy">Sheehy, R., M. Kramer & W. Hiatt, 1988. <ref name="Kramer2">Kramer, M., R. Sanders, R. Sheehy, M. Melis, M. Kuehn & W. Hiatt, 1990. A. & S. O'Neill (Ed.), Horticultural Biotechnology, p.|347–355. Wiley-Liss, Inc., New York.. Après les évaluations du risque et l'accomplissement de toutes les conditions nécessaires<ref name="Redenbaugh">Redenbaugh, K., W. Hiatt, B. Martineau, M. Kramer, R. Sheehy, R. Sanders, C. Houck & D. Emlay, 1992. Safety Assessment of Genetically-Engineered Fruits and Vegetables: A Case Study the FLAVR SAVR Tomatoes. CRC Press, Boca Raton, FL.,<ref name="USDA APHIS">USDA APHIS, 1991. la FDA (Food and Drug Administration, États-Unis) approuva en 1994 la commercialisation de la tomate FlavrSavr, qui devint ainsi le premier produit dérivé d'une culture transgénique autorisé pour la consommation humaine<ref name="Kramer4">Kramer, M. & Redenbaugh, K. 1994. notamment une tomate Bt (la ''Bt tomato line 5345'') qui a reçu le gène Cry1Ac provenant de ''Bacillus thuringiensis'' qui lui confère une résistance aux insectes de l'ordre des lepidoptera|lépidoptères[lien ''Insect (Lepidopteran Species) Resistant Tomato Line 5345''], Santé Canada, 1er octobre 2000, consulté le 31 mai 2009 en. La commercialisation de ces variétés fut éphémère, mais les chercheurs continuent de travailler dans diverses directions, comme la « tomate pourpre » créée par le John Innes Centre|Centre John Innes au Royaume-Uni dont la forte concentration en anthocyane|anthocyanines, responsables de la couleur pourpre du fruit, provient de gènes transférés du muflier à grandes fleurs|muflier[lien ''Daily Mail Online'', 27 octobre 2008, consulté le 31 mai 2009 en, ou la tomate tolérante aux sols salés créée à partir de la variété 'Moneymaker' ayant reçu le gène AtNHX1 d'''arabette des dames|Arabidopsis thaliana''Claire Doré et Fabrice Varoquaux, op. cit., p.|706..

Séquençage du génome

travaillant au séquençage du génome de la tomate, octobre 2012. Le Consortium international du Génome de la Tomate (Tomato Genome Consortium, TGC) lancé en 2003 et regroupant 14 pays et plus de 300 chercheurs, a achevé en mai 2012 le séquençage des génomes de la tomate cultivée (Solanum lycopersicum) et de son ancêtre sauvage (Solanum pimpinellifolium)[lien Séquençage des génomes de la tomate cultivée et de son ancêtre sauvage.]. Cette avancée permettra d'accélérer les recherches, notamment pour l'amélioration variétale de la tomate. La connaissance de la séquence complète du génome de la tomate ouvre de nouvelles perspectives pour l'amélioration des qualités nutritionnelles et sensorielles et pour accroître sa capacité de résistance aux bioagresseurs et aux stress environnementaux. Les résultats ont été publiés le 31 mai 2012 dans la revue Nature[lien 635–641 (31 May 2012) doi:10.1038/nature11119]. Le génome de la tomate comprend 12 paires de chromosomes (2n=24). Sa taille est estimée à 950 Mpaire de bases|pb encodant environ formatnum:35000 gènes. La majorité des séquences géniques, représentant 220 Mpb, est concentrée dans des régions euchromatine|euchromatiques contiguës dans les régions distales de chaque bras des chromosomes. L' ''International Tomato Sequencing Project'' s'inscrit lui-même dans un projet plus large, l'''International Solanaceae Genome (SOL) Project'', intéressant plusieurs espèces de Solanacées[lien ''International Tomato Sequencing Project''], SOL Genomics Network (SGN), consulté le mai 2009 en. La répartition des tâches entre les pays participants a été la suivante : * chromosome 1 : États-Unis * chromosome 2 : Corée du Sud * chromosome 3 : Chine * chromosome 4 : Royaume-Uni * chromosome 5 : Inde * chromosome 6 : Pays-Bas * chromosome 7 : France * chromosome 8 : Japon * chromosome 9 : Espagne * chromosome 10 : États-Unis * chromosome 11 : Chine * chromosome 12 : Italie

Histoire



= Origines

= Fichier:Diffusion de la tomate.svg|thumb|upright=2|Diffusion de la tomate <br />1. Pérou, centre de diversification, <br />2. Mexique : premier centre de domestication, <br />3. Europe : deuxième centre de domestication, <br />4. États-Unis : troisième centre de domestication Selon les données fossiles les mieux conservées le plus vieil ancêtre de cette plante (baptisé Physalis infinemundi) poussait dans la zone de l’actuel Antarctique, qui était alors proche de l’Australie et de l’Amérique du Sud, il y a plus de 50 millions d'années<ref name=Fossil2017science>Peter Wilf, Mónica R. Carvalho, María A. Gandolfo & N. Rubén Cúneo (2017), ''Eocene lantern fruits from Gondwanan Patagonia and the early origins of Solanaceae''; Science 06 janvier 2017 : Vol. 355, n°6320, pp. 71-75 ; DOI:10.1126/science.aag2737. C’est ce qu’indiquent deux fossiles trouvés à Laguna del Hunco en Patagonie (Argentine). Ils ont été datés de 52,2 millions d'années (le supercontinent du Gondwana commençait alors à se disloquer). Ils présentent les silhouettes aplaties des fruits de type « ''lanterne'' », de calices à cinq lobes fortement gonflés qui semblent pouvoir jouer un rôle de flotteur (peut-être pour la dispersion des graines sur l’eau)<ref name=Fossil2017science/>. Ils évoquent déjà les membres modernes de la famille des Solanacées<ref name=Fossil2017science/>. Le milieu est aujourd'hui pauvre et sec mais durant l’éocène (-56 millions à -33,9 millions d'années) il s'agissait des abords d'un lac de caldeira et le climat était plus tropical[lien Video: Tomato ancestor evolved 50 million years ago near Antarctica], par Rachael Lallensack, sur le site de la revue Science, mis en ligne le 5 janvier 2017. Cette découverte éclaire l'origine de la tomate pour laquelle on manquait encore de données sur les divergences phylogénétiques et moléculaires ; elle se montre plus ancienne qu’on ne le pensait et les Solanaceae auraient commencé à se diversifier avant la rupture finale du Gondwana<ref name=Fossil2017science/>. Les tomates contemporaines semblent toutes originaire des régions andines côtières du nord-ouest de l'Amérique du Sud (Colombie, Venezuela, Équateur (pays)|Équateur, Pérou, Nord du Chili). C'est en effet seulement dans ces régions qu'on a retrouvé des plantes spontanées de diverses espèces de l'ancien genre ''Lycopersicon'', notamment ''Solanum lycopersicum cerasiforme'', la tomate cerise (aujourd'hui répandue dans toutes les régions tropicales du globe mais suite à des introductions récentes). La première domestication de la tomate à gros fruits est vraisemblablement intervenue dans le Mexique actuel, où l'ont trouvée les conquérants espagnols lors de la conquête de Mexico-Tenochtitlan|Tenochtitlán (Mexico) par Hernán Cortés en 1519. Cette domestication s'est probablement produite après celle de la Tomatille ''(Tomatille|Physalis philadelphica)''J. R. Harlan, ''Les plantes cultivées et l'homme'', éd. ACCT/CILF/PUF, 1987, p.|299-300., qui était plus appréciée que la tomate à l'Civilisation précolombienne|époque préhispanique, mais sa culture s'est marginalisée par la suite''Culture marginalisées, 1942, une autre perspective'', Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, Rome, 1994, p.|123.. L'hypothèse d'une domestication parallèle au Pérou ne peut toutefois être définitivement écartéeen [lien Iris Peralta et David Spooner, Origin and Early Cultivation of Tomato (Solanaceae)'' (abstract)], USDA, 2 février 2002, consulté le 15 mai 2009.. Bernardino de Sahagún dans son ''Histoire générale des choses de la Nouvelle-Espagne'' rapporte que les Aztèques préparaient une sauce associant les tomates avec du piment et des graines de courgeses [lien Carlos Azcoytia, ''América: La cuna del tomate''], ''Historia del tomate'', Historia de la cocina, consulté le 26 mai 2009.,fr Bernardino de Sahagún, ''Histoire générale des choses de la Nouvelle-Espagne'', [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56006542.image.r=+.f710.langFR page 622], [https://gallica.bnf.fr BNF - Gallica]..

= Diffusion en Europe et dans le monde

= Fichier:Naturalis Biodiversity Center - Solanum lycopersicum var. lycopersicum - old tomato herbarium sheet|thumb|''Solanum lycopersicum var. lycopersicum''. Page d'herbier de tomates le plus ancien de l'Europe, 1542-1544. Naturalis Leiden. Elle fut introduite en Europe au début du XVIe siècle par les Espagnols, d'abord en Espagne apparemment en 1523, puis en 1544 en Italie, par Naples, alors possession de la couronne espagnoleouvrage|langue=en|auteur=Roger Phillips|titre=Vegetables|éditeur=Random House|date=1993|passage=150. La plante étant de la même famille que la belladone, plante indigène en Europe connue pour sa toxicité, ses fruits ne furent pas considérés par les « savants » comme comestibles. Feuilles, tiges et fruits immatures de la tomate renferment en effet des gluco-alcaloïdes toxiques de type solanine et chaconine, pouvant entraîner des troubles digestifs et nerveux, parfois cardiaques. Le fruit mûr, lui, n'en contient que des traces mais cette réputation à cette époque explique la résistance initiale, l'espèce étant surtout utilisée comme plante ornementale et le fruit en médecineouvrage|langue=en|auteur=V. R Preedy|titre=Tomatoes and Tomato Products: Nutritional, Medicinal and Therapeutic Properties|éditeur=CRC Press|date=2008|passage=48. La première mention de la tomate dans la littérature européenne apparaît dans un ouvrage publié pour la première fois en 1544, les ''Comentarii''''Petri Andreae Matthioli Medici Senensis Commentarii, in Libros sex Pedacii Dioscoridis Anazarbei, de Materia Medica'', fac similé de l'édition en latin consultable [lien en ligne] sur le site de la Bibliothèque interuniversitaire de médecine et d'odontologie, Université René Descartes, Paris, p.|479. la, de Pierandrea Mattioli|Pietro Andrea Mattioli, botaniste et médecin italien, qui en donne une description sommaire au chapitre consacré aux mandragores et l'appelle ''pomi d'oro (mala aurea)'', pomme d'orMichel Pitrat et Claude Foury, coordinateurs, ''Histoires de légumes, des origines à l'orée du s-|XXI'', INRA, Paris, 2003, ISBN|2-7380-1066-0, p.|268.. C'est probablement l'importation en Europe d'une variété au fruit jaune qui explique alors son nom latin '' ''L'extrême-occident : XVIe Colloque de l'institut de recherches sur les civilisations de l'Occident moderne'', Presses Paris Sorbonne, 1989, ISBN|2904315632, p.|54 ([https://books.google.fr/books?id=w-opO4IvxBYC&pg=PA54&dq=tomate+cuisine&lr=lang_fr&num=100&as_brr=3&as_pt=ALLTYPES Extraits sur Google Books]).. Dans l'Europe du Nord, elle est initialement considérée comme une plante ornementale, et n'est cultivée pour son fruit (botanique)|fruit qu'à partir du milieu du XVIIIe siècle. Il a fallu peut-être de sévères disettes pour qu'elle change de registre classificatoire et soit considérée comme comestibleouvrage|langue=en|auteur=Waverley Root|titre=Food|éditeur=Konecky & Konecky|date=|passage=452. Fichier:Dodoens pommes d'amour.png|thumb|left|Première représentation graphique de la tomate (Rembert Dodoens, 1557) En Grande-Bretagne, John Gerard, botaniste et chirurgien anglais, fut le premier à cultiver la tomate dans les années 1590Andrew F. Smith, op. cit. p.|17.. Il représenta la plante, qu'il considérait comme vénéneuse, y compris le fruit, dans son herbier, ''The Herball or Generall Historie of Plantes''. Son avis négatif prévalut en Grande-Bretagne et dans les colonies britanniques d'Amérique du Nord pendant encore deux siècles. Fichier:Poma aurea - Mattioli, Pietro Andrea,|thumb|La tomate par Pierandrea Mattioli|Pietro Andrea Mattioli, ''Kreutterbuch'' de Johan Feyerabendt (1590) L'introduction en France fut lente. Elle commença par la Provence. En 1600, Olivier de Serres, un des premiers agronomie|agronomes français, qui cultivait son Château du Pradel|domaine du Pradel dans l'Ardèche (département)|Ardèche, classe la tomate parmi les plantes d'ornement. Voici ce qu'il écrivait dans ''Le théâtre d'agriculture et mesnage des champs'' : Citation_bloc|Les pommes d'amour, de merveille, et dorées, demandent commun terroir et traictement, comme aussi communément, servent-elles à couvrir cabinets et tonnelles, grimpans gaiement par dessus, s'agrafans fermement aux appuis. La diversité de leur feuillage, rend le lieu auquel l'on les assemble, fort plaisant : et de bonne grace, les gentils fruicts que ces plantes produisent, pendans parmi leur rameure… Leurs fruicts ne sont bons à manger : seulement sont-ils utiles en la médecine, et plaisans à manier et flairerOlivier de Serres, ''Le théâtre d'agriculture et mesnage des champs'', Sixième lieu, chapitre X, ''Du jardin Bouquetier ou à fleurs'', p. 562, [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k52175n.zoom.r=Olivier+de+Serres.f581.langFR.pagination consultable sur Gallica] En France, à la fin du s-|XVIII, les qualités culinaires du fruit de la tomate sont mises en avant dans l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers|Encyclopédie de Diderot et d'Alembert : Citation_bloc|Le fruit de tomate étant mûr est d'un beau rouge, & il contient une pulpe fine, légère & très succulente, d'un goût aigrelet relevé & fort agréable, lorsque ce fruit est cuit dans le bouillon ou dans divers ragoûts. C'est ainsi qu'on le mange fort communément en Espagne & dans nos provinces méridionales, où on n'a jamais observé qu'il produisît de mauvais effets[lien Article Tomate, Encyclopédie de Diderot et d'Alembert], ATILF / University of Chicago.. En 1760, le catalogue de la Vilmorin (compagnie)|maison Andrieux-Vilmorin classe encore la tomate comme plante ornementaleDésiré Bois, ''Les plantes alimentaires chez tous les peuples et à travers les âges - Phanérogames légumières'', Comedit, Paris 1995 (réimpression de l'édition de 1927 chez Paul Lechevalier) ISBN|2-909-11234-9, p.|328., les premières variétés potagères apparaissent dans l'édition de 1778Claire Doré, Fabrice Varoquaux, coordinateurs, ''Histoire et amélioration de cinquante plantes cultivées'', éditions INRA, collection Savoir-faire, Paris 2006, ISBN|2-7380-1215-9, p.|691. et dans ''le Bon jardinier'' en 1785. La diffusion de la tomate s'accéléra en France pendant la Révolution avec la montée des Provençaux à Paris pour la fête de la Fédération en 1790. Deux restaurants tenus par des Marseillais, les ''Trois frères provençaux'' et le ''Bœuf à la mode'' participèrent à la popularisation de la tomate dans la capitaleMaguelonne Toussaint-Samat, ''Histoire naturelle et morale de la nourriture'', Bordas, collection « Culture », Paris, 1987, ISBN|2-04-016370-0, p.|517.. Aux États-Unis, le président Thomas Jefferson|Jefferson, qui avait séjourné en France de 1784 à 1789, fut au début du s-|XIX un propagandiste de la tomate qu'il fit cultiver dans son Monticello (Virginie)|domaine de Monticello en Virginie (États-Unis)|Virginie et entrer à la table présidentielle en 1806[lien ''Thomas Jefferson's Favorite Vegetables''], ''Twinleaf Journal'', consulté le 15 mai 2009. en.

= Amélioration et recherche

= En 1914, des plants à croissance déterminée apparaissent en Floride à la suite d'une Mutation (génétique)|mutationMichel Pitrat et Claude Foury, op. cit;, p.|274.. Ce caractère, qui facilite la mécanisation des cultures et la récolte groupée est repris dans de nombreux cultivars de tomates pour l'industrie. Une nouvelle phase de domestication débute aux États-Unis dans les années 1920 par un travail de sélection et d'hybridation mené tant par des institutions publiques que par des firmes privées. Le premier hybride F1 est créé en 1946[lien Yuling Bai et Pim Lindhout, Annals of Botany, 23 août 2007, consulté le 18 mai 2009 en. Le relais est pris en Europe après guerre, notamment en France sous l'égide de l'Institut national de la recherche agronomique|INRA. En Californie, Charles M. Rick, pionnier de la recherche génétique sur les tomates, est à l'origine du ''C.M. Rick Tomato Genetics Resource Center'' de l'université de Californie à Davis|UC Davis, qui est une banque de gènes sur la tomate et les espèces sauvages apparentées et qui conserve la plus grande collection de graines de tomateslien web|langue=en|url=lien Rick Tomato Genetics Resource Center|éditeur=Tgrc.ucdavis.edu|date=|consulté le=2009-04-02. En 1968, est fondé à Escalon, également en Californie, le Hugh Hellmut Iltis, botaniste américain connu pour ses travaux sur la Zea|téosinte, ancêtre du maïs, découvrit lors d'une expédition au Pérou une nouvelle espèce de tomate sauvage, qu'il désigna sous le code 832[lien ''What is a Wild Tomato Worth?''], ''Solanum chmielewskii''[lien Iltis, HH 832 ''Solanum chmielewskii'' (C.M.Rick, Kesicki, Fobes & M.Holle) D.M.Spooner, G.J.A], Solanaceae Source, permit par la suite d'introduire dans des variétés de tomate d'industrie des gènes améliorant sensiblement le taux de matières sèches solubles, critère important pour la production de concentré de tomate. Depuis les années 1980, la tomate est devenue un légume bon marché et présent sur les étals tout au long de l'année dans les pays occidentaux. En 1994, commercialisation aux États-Unis par la société Calgene (rachetée en 1997 par Monsanto) de la Flavr Savr|tomate Flavr Savr, première Plante génétiquement modifiée|plante transgénique autorisée à la commercialisation. Cette variété, aux fruits restant fermes plus longtemps, fut cependant retirée du marché dès 1996, son échec commercial étant imputable à ses piètres qualités gustatives et à son prix trop élevéClaire Doré, Fabrice Varoquaux, op. cit., p.|705.. À la même époque, au Royaume-Uni, la société AstraZeneca|Zeneca mit sur le marché du concentré à base de tomates OGM qui eut un grand succès localement, bien que le caractère OGM du produit était clairement affiché. La commercialisation cessa en 1999 du fait de l'opposition qui s'était développée dans l'opinion publique[lien ''Tomoto purée''], National Centre for Biotechnology Education, 2006 consulté le 25 mai 2009. en. En 2003, lancement du projet international de séquençage du génome de la tomate ('' sous abri léger, en serre, culture hydroponique… dans le cadre de deux filières distinctes : la tomate de marché, pour la consommation en frais, et la tomate d'industrie pour la transformation (conserves, surgelés, plats cuisinés…). Elle est également très cultivée dans les jardin potager|jardins potagers des particuliers, donnant lieu à une autoconsommation importante.

= Variétés cultivées

= Fichier:Tomates anciennes|thumb|Variétés anciennes Fichier:Tomates-diverses variétés.JPG|thumb|Diverses variétés Article détaillé|Liste des variétés de tomates Fichier:Diversité taille tomates|thumb|Diversité des tailles du fruit entre les variétés Il existe de très nombreuses variétés cultivées de ''Solanum lycopersicum''. La sélection faite par les hommes a privilégié les plantes à gros fruits. On distingue cependant plusieurs catégories de tomates, selon le mode de croissance de la plante — indéterminé ou déterminé — et surtout selon le type de fruit : * les variétés à fruit plat et côtelé, de type Marmande (tomate)|tomate de Marmande, dont le poids est élevé puisqu'il peut dépasser unité|1|kg ; * les variétés à fruit arrondi, dont le poids varie de 100 à unité|300|grammes, pour lesquelles il existe des hybrides dont les fruits se conservent longtemps ; * les variétés à fruit allongé avec une extrémité arrondie, de type Roma, ou pointue, de type Chico. Ces dernières variétés sont destinées à l'industrie. Elles ont toutes un port déterminé et leurs fruits répondent à un certain nombre de critères technologiques liés à leur transformation. Certaines de ces variétés se prêtent à la récolte mécanique ; * les variétés à petits fruits : tomate cerise, tomate cocktail, etc. La tomate groseille appartient à une espèce voisine, ''Solanum pimpinellifolium'' L. * les variétés de diversification : de forme (en forme de poire, en forme de cœur, en forme de corne…), de couleur (tomate noire, jaune, orange, verte tigrée, bleue…) et d'aspect varié (peau fine, peau de pêche, côtelée…). En Europe, certaines cultures régionales de tomates, caractérisées souvent par l'emploi de variétés locales, ont été distinguées par des appellations protégées. C'est le cas en Italie de la tomate de Pachino ''(pomodoro di Pachino)'' et de la tomate de San Marzano ''(pomodoro San Marzano dell’Agro Sarnese-Nocerino)'' qui bénéficient du label Indication géographique protégée|IGP (indication géographique protégée)Lien brisé|consulté le=2013-03-29|url=lien des produits agroalimentaires italiens estampillés AOP et IGP'' Istituto nazionale di economia agraria, produits de qualité, 2004.. Plus de 4000 variétés de tomates sont actuellement inscrites dans la base européenne des variétés de semences [lien Plant variety database - European commission]. En France, sur près de plus de 480 variétés inscrites au Catalogue officiel des espèces et variétés[https://www.geves.fr/catalogue/ Consultation en ligne sur le site du Groupe d'étude et de contrôle des variétés et des semences|GEVES] , près de 300 sont des hybride F1|hybrides F1, et plus de 175 d'entre elles sont des variétés fixées qui figurent en grande majorité sur la liste annexe des variétés sans valeur intrinsèque destinées aux jardiniers amateurs [https://www.geves.fr/catalogue/ Liste ''SVI'' correspondant à la liste annexe des variétés anciennes pour amateurs] sur le site du Groupe d'étude et de contrôle des variétés et des semences|GEVES.

= Cultures

= Fichier:Tomate Steg-Tross|thumb|Très jeunes tomates sur pied. La tomate est une plante de climat tempéré chaud. Sa température idéale de croissance se situe entre unité|15|°C (la nuit) et unité|25|°C (le jour). Elle craint le Gel (phénomène météorologique)|gel et ne supporte pas les températures inférieures à + unité|2|°C. C'est une plante héliophile, elle demande une hygrométrie moyenne, parfois un apport de CO<sub>2</sub> (sous serre verre). Sa période de végétation est assez longue : il faut compter jusqu'à cinq à six mois entre le Semis (agriculture)|semis et la première récolte. La longueur du jour a aussi une grande importance. Sous les climats tempérés, la tomate poussera mieux et plus vite en juillet (durée du jour de 17 à 18 h) qu'en septembre, lorsque la durée du jour diminue (durée du jour moins de 12 h). Ceci explique aussi pourquoi la culture de la tomate s'adapte mal dans certains pays ayant pourtant un climat propice (aux Antilles par exemple) : la durée constante du jour de 12 heures n'est pas suffisante.

Culture de plein champ

Fichier:TomateJungpflanzeVeredelungsstelle|thumb|left|Jeunes plants de tomate La multiplication se fait par Semis (agriculture)|semis, opération qu'il faut faire assez tôt, vers février-mars, et donc sous abri en climat tempéré (en serre ou sous châssis vitré). Les jeunes plants obtenus sont à repiquer entre le 15 avril et le 15 mai, sitôt que la période des gelées est passée. On pourra repiquer le plant en biais (quasiment à l'horizontal en faisant un coude sur le tuteur) en enterrant le bas de la tige jusqu'aux premières feuilles. Le coude permet de ralentir le flux de sève et l'enterrement de la base du pied permet le développement de plus de racines, ce qui renforcera le plant et donnera plus de tomates. Il est nécessaire de les tuteurer, sauf pour les variétés à croissance déterminée pour lesquelles on prévoit seulement un paillage. La taille pratiquée traditionnellement consiste à ôter les Gourmand (botanique)|gourmands et à étêter la tige principale après le 4e ou 5e bouquet. Pour ceux qui veulent se risquer à cultiver la tomate en moyenne montagne (700 à unité|800|m) il est possible d'avoir une production plus précoce. * phase 1 : laisser buissonner (le système racinaire va se développer) ; cette phase est très importante : elle permet à la plante de nourrir les nombreux bouquets qui naitront de façon plus précoce, * phase 2 : taille, choix des 2 ou 3 tiges les plus robustes, * phase 3 : taille classique sur les 2 ou 3 tiges jusqu'au troisième ou quatrième bouquet. Vous pouvez ainsi obtenir de 6 à une dizaine de bouquets plus précoces qui pourront être nourris par un système racinaire développé. C'est une culture très exigeante, qui demande un sol profond et bien fumé, et la possibilité d'irrigation. C'est une plante neutrophile (biologie)|neutrophile.

Culture hors-sol

Fichier:Tomateinv|thumb|left|Hydroponie|Culture hors-sol ou hydroponique Les tomates de production industrielle sont généralement Hydroponie|cultivés hors sols dans des serres ou tunnels de plusieurs hectares sur de la laine de roche et alimentés de manière totalement artificielle par un mélange d'eau et d'engrais. On les cultive de la même façon dans les régions chaudes désertiques comme le Néguev|désert du Néguev en Israël en remplaçant la laine de verre par du sable. Cela permet d'étendre considérablement la période de production en chauffant les serres en hiver.

= Pollinisation

= En serre, il est nécessaire de favoriser la nouaison dont dépend le rendement. Cela demande une bonne pollinisation des fleurs, qui est obtenue en les faisant vibrer pour favoriser la dispersion du pollen. Cela peut se faire par différentes méthodes : vibreurs électriques, ventilation forcée, mais de plus en plus on recourt à un insecte auxiliaire, le bourdon ''(Bombus terrestris)'', élevé à cet effet. Les bourdons butinant les fleurs se sont révélés plus efficaces (pollinisation vibratile) que les méthodes mécaniques. Une ruche contenant jusqu'à 200 ouvrières est nécessaire pour unité|2000|m|2 environ de serre[lien ''Pollinisation de la tomate par les bourdons, c'est tout naturel !''], Agri-Réseau (Québec), ''Cultures en serre'' n°|24,24 mars 2005, consulté le 2 juin 2009.Pdf. Cette méthode oblige à réduire l'usage des insecticides. À défaut de fécondation, la nouaison peut aussi être améliorée par des traitements des fleurs à l'aide d'hormones (auxines).

= Récolte

= La maturité des tomates, critère primordial pour décider de la date de la récolte, est appréciée en fonction de la couleur, six stades-repères ont été codifiés, qui s'échelonnent sur une dizaine de jours : vert blanchâtre, point rose, tournant, rose, rouge clair, rouge foncé. Dans le cas des tomates destinées au marché du frais, la récolte est toujours manuelle. Elle se fait généralement à un stade de maturité incomplète, dit « tournant » (fruit encore très ferme et très faiblement coloré). Cette opération requiert une main-d'œuvre importante. La tomate d'industrie est récolté à maturité (lorsqu'au moins 80 % des fruits sont rouges). Elle est souvent mécanisée, surtout dans les pays développés (Europe, États-Unis). Les récolteuses à tomates sont des machines automotrices qui effectuent la récolte en un seul passage, avec un débit de 15 à unité|30|tonnes par heure. L'emploi de ces machines implique le choix de variétés adaptées, qui se caractérisent par une croissance déterminée, une maturation groupée des fruits, ainsi qu'une programmation des cultures en fonction des capacités de l'usine réceptrice, les tomates mûres ne pouvant être stockées[lien Jacques Didier, ''Mécanisation de la culture des tomates dans les pays méditerranéens, perspectives de développement.''], CIHEAM, consulté le 2 juin 2009. Pdf.

= Ennemis

= Les cultures de tomates peuvent être affectées par diverses attaques de Liste des ravageurs des plantes cultivées|ravageurs (insectes, acariens, nématodes, etc.) et de maladies maladie cryptogamique|cryptogamiques, bacteria|bactériennes ou Phytovirus|virales, par la concurrence de adventice|mauvaises herbes et par des accidents de végétation ou des agressions abiotiques, dont l'importance varie selon le type de culture et les conditions climatiques. Ravageurs et maladies de la tomate sont souvent communs à d'autres espèces de Solanacées cultivées, comme l'aubergine ou le Nicotiana tabacum|tabac.

Ravageurs

Article détaillé|Ravageurs de la tomate Fichier:Tomate Blatt Eier Weiße Fliege parasitiert|thumb|Aleurodes sur feuilles de tomate Les principaux ravageurs de la tomate sont des insectes, en particulier thysanoptera|thrips, aleurodes, Aphidoidea|pucerons, Helicoverpa armigera|noctuelles et mineuse tropicale de la tomate|mouches mineuses, ainsi que des acariens et des nematoda|nématodes. Ils sont dans l'ensemble moins nuisibles que les maladiesClaude Chaux et Claude Foury, op. cit., p.|214. Les aleurodes des serres, ou mouches blanches des serres ''(Aleurode des serres|Trialeurodes vaporariorum)'' sont à redouter dans les cultures sous abri, ainsi qu'une autre espèce apparue plus récemment, l'aleurode du tabac'' (Aleurode du tabac|Bemisia tabaci)''. Cette dernière transmet le virus de la Virus des feuilles jaunes en cuillère de la tomate|maladie des feuilles jaunes en cuillère de la tomate (TYLCV). En serre, une méthode de lutte biologique fait appel à un Organisme auxiliaire en protection des cultures|auxiliaire parasitoïde, ''Encarsia formosa'' (Hymenoptera|Hyménoptères) qui pond ses œufs dans les larves d'aleurodes. Les thrips sont de minuscules insectes piqueurs qui provoquent un jaunissement des feuilles. L'un d'eux, le thrips des petits fruits ''(Frankliniella occidentalis)'' est en outre le vecteur du virus de la maladie bronzée de la tomate (TSWV)[lien ''Virus de la maladie bronzée de la tomate''], Agri-Réseau, Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, consulté le 30 mai 2009 Pdf. Fichier:Meloidogyne incognita|thumb|left|upright=0.85|''Meloidogyne incognita'' sur racine de tomate (grossi 500 fois) Les doryphores se voient parfois sur les tomates, mais préfèrent nettement les pommes de terre. La mineuse sud-américaine de la tomate|mineuse de la tomate ''(Tuta absoluta)'' est la larve minuscule (moins de unité|8|mm de long) d'un lépidoptère de la famille des ''Gelechiidae'' qui attaque les feuilles et les fruits de la tomate, ainsi que d'autres Solanacées. Ce ravageur, originaire d'Amérique du Sud, est apparu dans le bassin méditerranéen à partir de 2006 et en France en 2008[lien ''Tuta absoluta (Meyrick, 1917)''], fruits-et-legumes - Actualités, consulté le 6 juin 2009, Pdf. La lutte contre ce nouveau ravageur passe, outre les mesures de prophylaxie, par des pièges à phéromones et l'emploi d'auxilaires parasitoïdes des œufs et des larves[lien ''Mesures de lutte contre Tuta absoluta''], FREDON-Corse, consulté le 6 juin 2009. Pdf. Les nematoda|nématodes, notamment le Meloidogyne|nématode à galles, ''Meloidogyne incognita'', sont présents tant en culture de plein champ qu'en serre, sauf en culture hors-sol. Ils provoquent la formation de nodosités sur les racines et freinent le développement des plantes. La lutte passe par la désinfection du sol. Certaines variétés modernes sont résistantes (gène Mi), ou plus exactement tolérantes, mais certaines souches de nématodes peuvent se montrer plus virulentes. Le choix de rotation culturale|rotations appropriées est aussi un moyen de limiter les attaques[lien ''Les nématodes de la tomate''], ''Ecological Agriculture Projects'', Université McGill, consulté le 30 mai 2009.. Les limaces, notamment la limace grise, ''Deroceras|Agriolimax agrestis'', peuvent attaquer les jeunes plants.

Maladies

Article détaillé|Maladies de la tomate Fichier:Tomate Mehltau Blatt|thumb|Oïdium sur feuille. Fichier:Tomaat Phytophthora|thumb|Mildiou sur fruit. Fichier:TomateFruchtVogelaugenCorynebacteriummichiganense|thumb|Chancre bactérien de la tomate. La tomate est sensible à des maladies cryptogamiques, des Bacteria|maladies bactériennes et des phytovirus|maladies virales.

= Maladies cryptogamiques

= * Fonte des semis, ''Pythium spp.'' et ''Rhyzoctonia solani''. * Anthracnose de la tomate. * Alternariose de la tomate. * Cladosporiose de la tomate, due à ''Fulvia fulva'', ''(Cladosporium fulvum)''. Il existe des variétés résistantes à cette maladie. * Pied noir de la tomate. * Fusarioses : elles sont au nombre de deux pour la tomate[lien ''Les fusarioses de la tomate''], Ecological Agriculture Projects, Université McGill, consulté le 24 mai 2009. : ** la pourriture de la racine et du collet de la tomate, due à ''Fusarium oxysporum'' Schlecht. f. sp. ''radicis-lycopersici'' Jarvis et Shoem. ; ** la flétrissure fusarienne de la tomate, due à ''Fusarium oxysporum'' f. sp. ''lycopersici''. * Septoriose. * Pourriture grise : elle est due à ''Botrytis cinerea'', et se manifeste par des taches brunâtres, couvertes d'une moisissure grise, sur feuilles, tiges et fruits — c'est l'une des principales maladies affectant les tomates cultivées en serre. * Mildiou de la pomme de terre|Mildiou de la tomate : il est dû à ''Phytophthora infestans'', champignon pathogène qui attaque aussi la pomme de terre. C'est une maladie fréquente, favorisée par une forte humidité relative et des températures comprises entre 10 et unité|25|°C, qui provoque de graves dégâts aussi bien en plein champ que sous abri[lien Mildiou de la tomate], De Ruiter Seeds, consulté le 24 mai 2009. Pdf.

= Bacteria|Maladies bactériennes

= * Le chancre bactérien de la tomate est dû à ''Clavibacter michiganensis'', bactérie connue aussi sous le nom de ''Corynebacterium michiganense''. Les symptômes en serre sont une marbrure du fruit et un flétrissement du feuillage[lien Chancre bactérien de la tomate], De Ruiter Seeds, consulté le 24 mai 2009. Pdf. * Le flétrissement bactérien est dû à ''Ralstonia solanacearum'' est la maladie la plus importante en zone tropicale. Des variétés résistantes ont été sélectionnéesClaire Varoquaux et Fabrice Doré, op. cit., p.|699..

= phytovirus|Maladies viralesCharles-Marie Messaien, Dominique Blancard, Francis Rouxel et Robert Lafon, ''Les maladies des plantes maraîchères'', INRA, Paris, 1991, ISBN|2-7380-0286-2, p.|183-194.

= * La Virus de la mosaïque du tabac|mosaïque du tabac, malgré son nom, touche plus souvent les cultures de tomates (mais aussi de poivrons et d'aubergines), et affecte plus ou moins gravement le rendement. Le virus responsable, TMV ''(Tobacco mosaic virus)'' se transmet par le sol et les semences. Les variétés modernes, cultivées en serre, comportent des gènes de résistance au virus qui ont été introduites à partir d'espèces sauvages de tomates (''Solanum peruvianum'' et ''Solanum habrochaites''). * La Virus de la maladie bronzée de la tomate|maladie bronzée de la tomate est due au virus TSWV ''( transmis par une espèce de thrips, ''Frankliniella occidentalis''. Elle s'est répandue mondialement à partir de l'Australie depuis 1919, touchant la France en 1985. Elle se traduit par des symptômes très variables et touche de nombreuses espèces de plantes. La lutte passe d'abord par la prévention et l'élimination des thrips. * La Virus des feuilles jaunes en cuillère de la tomate|maladie des feuilles jaunes en cuillère de la tomate, due au virus TYLCV ''(Tomato yellow leaf-curl virus)'', est transmise par un aleurode, ''Bemisia tabaci''. Elle touche surtout le Moyen-Orient et l'Asie du Sud-Est. Des variétés résistantes ont été sélectionnées à partir de ''Solanum pimpinellifolium'', mais la résistance est contournée par certaines souches du virus. * La « maladie filiforme », produite par le virus de la mosaïque du concombre, CMV ''(Cucumber mosaic virus)'', est transmises par des Aphidoidea|pucerons. Elle doit son nom aux symptômes foliaires, les feuilles étant réduites à des nervures. Elle touche également les cultures de poivrons. Une autre souche du virus provoque la nécrose des feuilles.

Accidents physiologiques

Fichier:TomateFleischrosaPinkBrandywinePlatzer|thumb|Fentes de croissance radiales. Fichier:Tomaat_neusrot_(Solanum_lycopersicum)|thumb|Nécrose apicale. Le fruit de la tomate peut être sujet à diverses atteintes liées à des carences physiologiques ou à des phénomènes climatiquesCharles-Marie Messaien, Dominique Blancard, Francis Rouxel et Robert Lafon, op. cit., p.|200-201.. * La « nécrose apicale », parfois appelée « maladie du cul noir », se manifeste par des plages de nécrose à la base du fruit, du côté opposé au calice, vite envahies par des champignons saprophytes. Elle est due à un taux de calcium insuffisant dans le fruit, insuffisance qui peut être induite par un arrosage irrégulier. Certaines variétés y sont plus sensibles que d'autres, en particulier les formes allongées comme la Tomate de San Marzano|San Marzano. Ajouter du lait à l'eau d'arrosage peut permettre de contrer cette carence. * Les « fentes de croissances » qui apparaissent sur la moitié supérieure du fruit, près du calice, peuvent être annulaires ou concentriques. Elles affectent surtout les tomate ancienne|variétés anciennes. Leurs causes sont multiples, notamment des averses fréquentes ou un arrosage excessif. * Le « coup de Soleil » causé par un ensoleillement excessif se traduit par une lésion décolorée, en position latérale ou supérieure. C'est souvent la conséquence d'un effeuillage excessif.

Adventices

La gestion des mauvaises herbes dans les cultures de tomates est importante pour éviter les baisses de rendement, du fait de la concurrence des adventices, et limiter les infestations, ces plantes pouvant servir de réservoirs à divers organismes tels qu'insectes ravageurs, champignons parasites, nématodes… La lutte contre les mauvaises herbes combine diverses méthodes, notamment traitements à base d'herbicides en pré- ou post-émergence, et interventions mécanique (sarclage), ces dernières étant surtout efficace sur les adventices annuelles au premier stade de la culture. Dans les pays méditerranéens, les cultures de tomates peuvent aussi être infestées par des Plante parasite|plantes parasites des genres Orobanche (''Phelipanche ramosa|Orobanche ramosa'' et ''Orobanche aegyptiaca''[lien ''L'Orobanche, monographie et gestion dans la culture de plantes légumineuses''], Programme national de transfert de technologie en agriculture (Maroc).) et Cuscuta|Cuscute.

Économie



= Production

= La tomate est cultivée dans de nombreux pays du monde (170 selon la FAO) et sous divers climats, y compris dans des régions relativement froides grâce au développement des cultures sous abri. C'est, par le volume de production, le premier légume au niveau mondial, devant la pastèque et le chou, mais derrière la pomme de terre et la patate douce, ces deux dernières étant toutefois plutôt considérées comme des féculents<ref name="FAOSTAT">[lien FAOSTAT], consulté le 11 mai 2009.. La production de tomates connait deux grandes filières : la tomate pour la consommation en frais (tomate de marché) d'une part et la tomate destinée à la transformation et la conserve (tomate d'industrie) d'autre part. Cette dernière représente environ la moitié de la production dans l'Union européenne, 80 % aux États-Unis (moyenne 1980-1987)Claude Chaux et Claude Foury, op. cit. p.|146-147. et environ 15 % en Chine (2008)<ref name="Heuvelink"/>. Selon les statistiques de l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, la production mondiale de tomates s'élevait en 2013 à 164.5 millions de tonnes pour une surface de 4,77 millions d'hectares, soit un rendement agricole|rendement moyen de 34.5 t/ha<ref name=":0">Lien web|titre=FAOSTAT|url=lien le=2016-11-30. Ces chiffres ne tiennent toutefois compte que de la production commercialisée, et n'incluent pas les productions familiales et Agriculture vivrière|vivrières qui peuvent être non négligeables dans certaines régions. La Chine est de loin le premier producteur mondial avec un peu plus du quart du total (50.5 millions de tonnes), production destinée essentiellement (environ 85 %) au marché intérieur pour la consommation en frais<ref name="Heuvelink">Lien brisé|consulté le=2013-03-29|url=lien Heuvelink, S&G and Rogers (Syngenta), mai 2009 en. Elle est suivie par cinq pays produisant plus de 5 millions de tonnes : l'Inde, les États-Unis, la Turquie, l'Égypte|Egypte et l'Iran. Considérée globalement, l'Union européenne se placerait au deuxième rang avec 9.3 % de la production mondiale (15,3 millions de tonnes), dont l'Italie assure près du tiers, et les quatre pays méditerranéens produisant plus de unité|1|Mt (dans l'ordre : Italie, Espagne, Portugal et Grèce) un peu moins des trois quarts (72.1 %). Sur la période 1961-2013, la production mondiale a été multipliée par près de 6, passant de 27,6 à 164.5 millions de tonnes, soit un taux de croissance annuelle moyen de 3,5%. Cette évolution a été particulièrement forte en Asie, ainsi la Chine a décuplé sa production dans la même période, l'Inde l'a multiplié par 39. En Chine, le rendement moyen s'établit à unité|51.47|t/ha, et à unité|20.7|t/ha en Inde. Il s'étage entre 50 et 90 t/ha dans les pays du Sud de l'Europe, tandis que les pays du Nord, dont la production est quasi exclusivement assurée sous serre, ont des rendements records : 499 t/ha en Belgique, 484 aux Pays-Bas et 418 au Royaume-Uni. Des records de unité|100|kg/m², soit unité|1000|t/ha, ont même été obtenus aux Pays-Bas dans des serres avec éclairage artificiel<ref name="Heuvelink"/>. {| class="wikitable alternance sortable centre" style="clear:both;width:70%;text-align:right" |+ Principaux pays producteurs de tomates en 2013<ref name=":0" /> |- ! ! scope="col" | Pays ! scope="col" | Surface cultivée <br /> <small>(milliers d'hectares)</small> ! scope="col" | Rendement <br /> <small>(tonnes par hectare)</small> ! scope="col" | Production <br /> <small>(milliers de tonnes)</small> !% |- |1 ! scope="row" | Chine|t=1 |980||51,58||formatnum:50552 |30,7% |- |2 ! scope="row" | Inde|t=1 |880||20,71||formatnum:18227 |11,1% |- |3 ! scope="row" | États-Unis|t=1 |150||83,84||formatnum:12598 |7,7% |- |4 ! scope="row" | Turquie|t=1 |311||38,01||formatnum:11820 |7,2% |- |5 ! scope="row" | Égypte|t=1 |213||40,07||formatnum:8534 |5,2% |- |6 ! scope="row" | Iran|t=1 |164||37,74||formatnum:6174 |3,8% |- |7 ! scope="row" | Italie|t=1 |95||51,76||formatnum:4932 |3% |- |8 ! scope="row" | Brésil|t=1 |63||66,80||formatnum:4188 |2,5% |- |9 ! scope="row" | Espagne|t=1 |45||81,32||formatnum:3684 |2,2% |- |10 ! scope="row" | Mexique|t=1 |87||37,66||formatnum:3283 |2% |- |11 ! scope="row" | Russie|t=1 |120||22,07||formatnum:2644 |1,6% |- |12 ! scope="row" | Ouzbékistan|t=1 |63||35,49||formatnum:2247 |1,4% |- |13 ! scope="row" | Ukraine|t=1 |85||24.16||formatnum:2051 |1,2% |- |14 ! scope="row" |Portugal|t=1 |18||96,78||formatnum:1742 |1,1% |- |15 ! scope="row" |Nigeria|t=1 |27||57,54||formatnum:1565 |1% |- ! colspan="2" |Total monde !4 762!!34,54!!formatnum:164493 !100% |}

Tomates pour l'industrie

Fichier:San Marzano Tomatoes|thumb|left|upright=0.8|Boîte de tomates San Marzano La production de tomates fraîches pour la transformation industrielle représente près d'un quart de la production totale (26,8 millions de tonnes, soit 23,4 % en 2002). Cette culture est pratiquée surtout dans les régions proches du 40e parallèle, essentiellement dans l'hémisphère nord (90 % du total). Il s'agit d'une culture de plein champ, de plus en plus mécanisée. Les trois principales zones de production sont la Californie, le bassin méditerranéen et la Chine. La Californie en produit 10 millions de tonnes, soit 96 % de la production des États-Unis. La production des pays du bassin méditerranéen (onze pays dont cinq de l'Union européenne) s'élève à 10,5 millions de tonnes. La production chinoise atteint 2,8 millions de tonnes en 2002, mais connaît une croissance très rapide. Les autres producteurs notables sont dans l'hémisphère nord le Canada, la Hongrie et la Bulgarie, et dans l'hémisphère sud le Brésil, le Chili et l'Argentine[lien ''About The Tomato Processing Industry''], Tomato News, consulté le 18 mai 2009 en. Fichier:Carte Amitom.svg|thumb|upright=1.5|Membres de l'Amitom Tous ces pays (à l'exception du Brésil) sont représentés par leurs organisations professionnelles de producteurs et d'industriels transformateurs au sein du Conseil mondial de la tomate d'industrie (WPTC), créée en mai 1998 et dont le siège social se trouve à Avignon (France)[lien World Processing Tomato Council, site officiel], consulté le 18 mai 2009 en. Les pays méditerranéens sont regroupés dans l'association méditerranéenne internationale de la tomate (Amitom), fondée en 1979 et dont le siège est également à Avignon. Cette organisation rassemble des associations professionnelles de cinq pays européens (Espagne, France, Grèce, Italie, Portugal), cinq pays hors Union européenne (Israël, Égypte, Maroc, Tunisie, Turquie) et neuf membres associés provenant d'Algérie, des Émirats arabes unis, de Malte, d'Ukraine, d'Iran et de Syrie[lien Association méditerranéenne internationale de la tomate, site officiel], consulté le 14 juillet 2011. Le premier producteur de tomates pour l'industrie, l'Italie, importe de grandes quantités de tomates de Chine (où dominent deux conglomérats Xinjiang Chalkis et COFCO|COFCO Tunhe), de Californie ou encore d'Espagne, conditionnées en barils sous forme de concentré. Après avoir été transformées en ketchup et autres sauces tomate, elles sont conditionnées dans des conserves portant la mention « produites en Italie », avant d'être exportées exemptées de droits de douane, et à bon prix. Ce « tomato business » a pris une telle ampleur qu'une partie du marché de la tomate est contrôlé par l'agromafia dont le chiffre d'affaires dans ce domaine est estimé à 15,4 milliards en 2014ouvrage|auteur=Jean-Baptiste Malet|titre=L'Empire de l'or rouge. Enquête mondiale sur la tomate d'industrie|éditeur=Fayard|date=2017|passage=57.. En France, le principal transformateur de tomates, la société S.A.S. Conserves de Provence, qui était à l'origine une coopérative agricole fondée en 1947 et qui vend ses produits sous la marque « Le Cabanon », a été rachetée en 2004 par un groupe chinois, la Xinjiang Chalkis Co.Ltd|Xinjiang Chalkis Company Limited[lien ''Les Chinois croquent la tomate transformée française''], ''Libération'', 12 avril 2004..

= Échanges internationaux

= {| class="wikitable alternance sortable centre gauche" style="clear:both;text-align:right;margin-right:1em" |+ Principaux pays exportateurs de tomates fraîches en 2006 |- ! scope="col" | Pays ! scope="col" | Volume <br /> <small>(milliers de tonnes)</small> |- ! scope="row" | Mexique|t=1 | 0|formatnum:1,032 |- ! scope="row" | Syrie|t=1 | 0|formatnum:1,005 |- ! scope="row" | Espagne|t=1 | 0|0&nbsp;987 |- ! scope="row" | Pays-Bas|t=1 | 0|0&nbsp;777 |- ! scope="row" | Jordanie|t=1 | 0|0&nbsp;345 |- ! scope="row" | Turquie|t=1 | 0|0&nbsp;247 |- ! scope="row" | Belgique|t=1 | 0|0&nbsp;200 |- ! scope="row" | Maroc|t=1 | 0|0&nbsp;192 |- ! scope="row" | États-Unis|t=1 | 0|0&nbsp;144 |- ! scope="row" | Canada|t=1 | 0|0&nbsp;0142 |} En 2006, les exportations de tomates fraiches ont porté sur un peu plus de 6 millions de tonnes, soit 4,8 % de la production mondiale de l'année. Les trois premiers pays exportateurs (environ 1 million de tonnes chacun) ont été le Mexique, la Syrie et l'Espagne. Le Mexique fournit essentiellement les États-Unis, et l'Espagne l'Union européenne<ref name="FAOSTAT"/>. La même année, les premiers pays importateurs de tomates fraiches sont dans l'ordre les États-Unis (environ 1 million de tonnes), l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni et la Russie. Concernant la tomate transformée (pâte et purée), les principaux pays exportateurs sont en 2006 la Chine, l'Union européenne, les États-Unis, le Chili et la Turquie. Cependant, la Chine, dont la production connaît une croissance impressionnante, est de loin l'exportateur le plus important avec formatnum:675000 tonnes de pâte exportée en 2007, chiffre multiplié par six entre 1999 et 2007[lien USDA, FAS. 2007Pdf en. La même année, les principaux pays importateurs sont la Russie, le Japon, l'Union européenne, le Mexique et le Canada.

= Consommation

= Fichier:Tomates Cœur de bœuf|thumb|Tomates de type Liguria à un marché d'Épône (France) Selon les statistiques de la FAO, la consommation mondiale de tomates s'élevait en 2003 à 102,8 millions de tonnes. Elle est un peu moins concentrée que la production, les 18 premiers pays (cf. tableau ci-dessous) représentant 77 % du total. En tête figurent la Chine (24,6 %) suivie par les États-Unis (9,8 %), l'Inde (8,7 %), la Turquie (5,9 %) et l'Égypte (5,9 %)<ref name="FAOSTAT"/>. Parmi ces pays, apparaissent aussi la France, l'Allemagne et le Japon qui jouent un moindre rôle dans la production. Si l'on considère la consommation annuelle par habitant, Le record appartient à la Libye avec unité|117|kg, suivie de la Grèce (unité|115|kg) et d'autres pays du bassin méditerranéen (dans l'ordre Tunisie, Turquie, Égypte, Italie, Liban). Ces chiffres ne tiennent pas compte de l'autoconsommation. {| class="wikitable alternance sortable centre" style="clear:both;text-align:right" |+ Principaux pays consommateurs de tomates en 2003 |- ! scope="col" | Pays ! scope="col" | Consommation totale <br /> <small>(milliers de tonnes)</small> ! scope="col" | Consommation par habitant <br /> <small>(kg/habitant/an)</small> |- ! scope="row" | Chine|t=1 | 0|formatnum:25265 || 0|19 |- ! scope="row" | États-Unis|t=1 | 0|formatnum:10109 || 0|34 |- ! scope="row" | Inde|t=1 | 0|0&nbsp;formatnum:6836 || 0|6 |- ! scope="row" | Turquie|t=1 | 0|0&nbsp;formatnum:6112 || 0|85 |- ! scope="row" | Égypte|t=1 | 0|0&nbsp;formatnum:6070 || 0|84 |- ! scope="row" | Italie|t=1 | 0|0&nbsp;formatnum:3797 || 0|66 |- ! scope="row" | Iran|t=1 | 0|0&nbsp;formatnum:3394 || 0|49 |- ! scope="row" | Brésil|t=1 | 0|0&nbsp;formatnum:3305 || 0|018 |- ! scope="row" | Russie|t=1 | 0|0&nbsp;formatnum:2540 || 0|017 |- ! scope="row" | Espagne|t=1 | 0|0&nbsp;0formatnum:1753 || 0|42 |- ! scope="row" | France|t=1 | 0|0&nbsp;formatnum:1556 || 0|025 |- ! scope="row" | Royaume-Uni|t=1 | 0|0&nbsp;formatnum:1347 || 0|22 |- ! scope="row" | Grèce|t=1 | 0|0&nbsp;0formatnum:1268 || 0|115 |- ! scope="row" | Mexique|t=1 | 0|0&nbsp;0formatnum:1253 || 0|12 |- ! scope="row" | Allemagne|t=1 | 0|0&nbsp;0formatnum:1226 || 0|14 |- ! scope="row" | Ukraine|t=1 | 0|0&nbsp;0formatnum:1170 || 0|24 |- ! scope="row" | Ouzbékistan|t=1 | 0|0&nbsp;0formatnum:1096 || 0|42 |- ! scope="row" | Japon|t=1 | 0|0&nbsp;0formatnum:1066 || 0|8 |}

En France

En 2014, la France a produit Unité|581000|tonnes tomates qui sont vendues et consommées de mars à novembreL'Europe produit un peu plus de 5 millions de tonnes avec l'Espagne qui est le premier producteur européen, devant les Pays-Bas, l'Italie, le Portugal et la France.. Elles sont le plus souvent d'origine française, la Bretagne étant la première région productrice (39 % de la production, devant les Pays de la Loire 15 %)Article|auteur=|titre=Légumes - Tomate|périodique=Agreste (organisme)|Agreste Conjoncture|date=août 2014|volume=|numéro=4/6|pages=3-4|url texte=lien voire d'Italie. Les tomates vendues de décembre à février sont importées, essentiellement du Maroc et d'Espagne. L'indication de la provenance est obligatoireElise Casta-Verchère, ''Qu'est-ce qu'on mange ? Comment choisir la qualité en toute sécurité'', Livre de Poche n°|16603, mars 2003, page 225. La tomate est le premier légume consommé par les Français en volume, et le second fruit après la pomme, avec un peu plus de unité|14|kg par ménageSelon l'INSEE, un ménage représente 2,3 personnes. et par anSource Kantar Worldpanel - Moyenne 2012-2014, consommation à domicile.

= Normes

= Au niveau international, des normes sont définies par le codex Alimentarius, programme commun de la Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture|FAO et de l'Organisation mondiale de la santé|OMS. Elles concernent les tomates fraîches[lien Codex pour les tomates'' Codex STAN 293-2008], Codex alimentarius Pdf, les tomates en conserve[lien ''Norme Codex pour les tomates en conserve'' Codex STAN 13-1981], Codex alimentarius Pdf, les jus de tomates[lien ''Norme Codex pour les jus et nectars de fruits (y inclus jus de tomates)'' Codex STAN 247-2005], Codex alimentarius Pdf et les concentrés de tomates traités[lien ''Norme Codex pour les concentrés de tomates traités'' Codex STAN 57-1981], Codex alimentarius Pdf.

= Aspect stratégique, guerre commerciale et condition des travailleurs

= L'importance du commerce de la tomate donne lieu à des guerres commerciales stratégiques entre les principaux pays producteurs , impliquant notamment les États-Unis, la Chine et l'Italie. Celles-ci impliquant parfois certains des plus haut responsables de ces pays. (par exemple en Chine : certains généraux de Armée populaire de libération | l'armée populaire de Chine) ouvrage|langue=fr|prénom1=Jean-Baptiste|nom1=Malet|titre=L’Empire de l’or rouge|sous-titre=Enquête Mondiale Sur La Tomate D'industrie|éditeur=Fayard|année=2017|pages totales=288|isbn=978-2213681856. Cette guerre concurrentielle pousse les producteurs à recourir à des pratiques de minimisation extrême des couts, notamment humain, via la mise en œuvre de condition de travail précaire dans les exploitations (s’appuyant notamment sur une main d’œuvre issue de l'immigration) que certains dénoncent comme étant proche de l'esclavage[lien En Italie, l’esclavage moderne des migrants ramasseurs de tomates].,[https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/08/09/en-italie-la-colere-des-forcats-de-la-tomate_5340860_3214.html En Italie, la colère des forçats de la tomate],[https://www.mediapart.fr/journal/economie/251017/lesclavage-derriere-nos-tomates?onglet=full L'esclavage derrière nos tomates ] .

Utilisation

La tomate (le fruit) tient une place importante dans l'alimentation humaine. Bien que ce soit un fruit (botanique)|fruit sur le plan botanique, elle se consomme comme un légume soit crue, soit en salade, souvent en mélange avec d'autres ingrédients, soit en jus, soit cuite dans d'innombrables préparations culinaires. Elles sont alors transformées industriellement, à partir de produits frais, en conserves ou surgelés, sous forme de purée, de concentré, de condiment, de sauces et de plats préparés. Des industries de transformation de la tomate sont implantées dans toutes les régions du monde et sont approvisionnées par des milliers d'hectares de culture mécanisée.

= Alimentation

=

Valeur nutritionnelle

Infobox Valeur nutritionnelle|titre=Tomate crue <!---------------------------------- APPORT ÉNERGÉTIQUE ----------------------------------------->|joule=73|calorie=17 <!---------------------------------- PRINCIPAUX COMPOSANTS -------------------------------------->|glucide=2,60|amidon=0,080|sucre=2,52|fibre=0,95|protide=0,95|lipide=0,210|saturé=0,037|omega3=0,009|omega6=0,091|omega9=0,023|eau=94,20|cendre=0,61 <!---------------------------------- MINÉRAUX --------------------------------------------------->|bore=0,115|calcium=8,90|chlore=30|chrome=0,020|cobalt=0,0017|cuivre=0,057|fer=0,316|fluor=0,024|iode=0,0011|magnésium=11|manganèse=0,108|nickel=0,0058|phosphore=22|potassium=235|sélénium=0,0010|sodium=3,3|zinc=0,152 <!---------------------------------- VITAMINES -------------------------------------------------->|proA=0,592|B1=0,057|B2=0,035|B3=0,530|B5=0,310|B6=0,100|B8=0,0040|B9=0,022|C=19|E=0,813|K=0,0056 <!---------------------------------- ACIDES AMINÉS --------------------------------------------->|Ala=26|Arg=18|Asp=121|Cys=1,0|Glu=337|Gly=18|His=13|Iso=23|Leu=30|Lys=29|Met=7,0|Phe=24|Pro=16|Ser=28|Thr=23|Try=6,0|Tyr=12|Val=23 <!---------------------------------- ACIDES GRAS ----------------------------------------------->|Pal=32|Ste=5,0|Ptl=2,0|Olé=23|LA=91|ALA=9,0 <!---------------------------------- SOURCE ----------------------------------------------------->|source=Souci, Fachmann, Kraut : La composition des aliments. Tableaux des valeurs nutritives, 7e édition, 2008, MedPharm Scientific Publishers / Taylor & Francis, ISBN|978-3-8047-5038-8 La tomate est un aliment diététique, très riche en eau (93 à 95 %) et très pauvre en calorie (unité)|calories (17 kcal pour unité|100|grammes), riche en éléments minéraux et en vitamines (Vitamine A|A, Vitamine C|C et Vitamine E|E)<ref name="Aprifel">Lien web | titre=Fiche nutritionnelle Tomate| url=lien | série=Les fiches nutritionnelles par produit | éditeur=aprifel.fr | consulté le=30 mars 2018.. Les glucides, 2 à 3 %, sont constitués principalement de fructose et de glucose<ref name="SFK">[lien Banque de données en ligne Souci-Fachmann-Kraut], Souci, Fachmann, Kraut : La composition des aliments. Tableaux des valeurs nutritives, 7e édition, 2008, MedPharm Scientific Publishers / Taylor & Francis, ISBN|978-3-8047-5038-8.. Les sels minéraux, dont la teneur dépend aussi du sol et des apports d'engrais, sont composés pour près de la moitié de potassium, environ unité|235|mg pour unité|100|g de tomate<ref name="SFK" />. La tomate contient plusieurs vitamines hydrosolubles dont la principale est la vitamine C. La teneur, de 10 à unité|30|mg/unité|100|g<ref name="SFK" />, dans la tomate crue est fortement réduite dans la tomate cuite (environ unité|16|mg). La tomate mûre contient aussi plusieurs pigments de la famille des caroténoïdes, dont le Carotène|ß-carotène qui possède une activité Carotène|provitaminique A. Les teneurs exprimées en microgrammes pour unité|100|g de tomate crue sont indiquées dans le tableau ci-dessousThierry Gibault, ''Lycopène ? Peut être. Tomate ? Sans aucun doute !'', Équation Nutrition n°|55, 2006, sur [lien Aprifel] : {| class="wikitable" style="text-align: right" |----- | align="center" bgcolor="#ddffdd" colspan="6" | '''Teneurs en caroténoïdes<br /> <small>(μg/unité|100|g)</small>''' |- ! scope=row |Carotène|ß-carotène | 449 |- ! scope=row |carotène|∂-carotène | 101 |- ! scope=row | lycopène | formatnum:2573 |- ! scope=row |lutéine/zéaxanthine | 123 |- ! scope=row | phytoène | formatnum:1860 |- ! scope=row | phytofluène | 820 |} Le lycopène est un pigment rouge qui est un antioxydant, que l'on retrouve à raison de unité|30|mg dans 200 ml de sauce tomate. La purée de tomate contient environ 52&nbsp;ng/g de nicotine, soit environ la moitié de la teneur de l'Solanum melongena|aubergine et largement en deçà du seuil de toxicité [lien F.|nom1=Domino|prénom2=Erich|nom2=Hornbach|prénom3=Tsenge|nom3=Demana|titre=The Nicotine Content of Common Vegetables|périodique=New England Journal of Medicine|volume=329|date=1993-08-05|pmid=8326992|doi=10.1056/NEJM199308053290619|lire en ligne=https://dx.doi.org/10.1056/NEJM199308053290619|consulté le=2016-04-09|pages=437–437.

= Goût

= Certains consommateurs se plaignent du manque de goût des tomates disponibles sur le marché. Les qualités organoleptiques de ce fruit, qui incluent l'aspect, le goût, la texture, dépendent de divers paramètres, liés à la génétique, aux conditions de culture, de récolte et de conservation. Le goût est lié notamment à l'équilibre entre sucres et acides, en particulier à la teneur en acide malique et en saccharose[lien ''Tomato taste''], EU-SOL en, consulté le 29 mai 2009, et à la présence de divers arômes volatils. Cet équilibre dépend largement des conditions de maturité|mûrissement du fruit. Parmi les facteurs ayant entraîné une perte de goût des tomates, figure la sélection de variétés dites « longue conservation » qui possèdent un gène particulier. Ce gène ''rin'' ''(ripening inhibitor)'' induit des effets négatifs sur la qualité dont les mécanismes sont mal connus[lien ''La qualité organoleptique de la tomate''], INRA Pdf. Des recherches ont été menées sur ce sujet, notamment dans le cadre du projet ''EU-SOL'' inscrit dans le sixième Programme-cadre pour la recherche et le développement technologique|programme-cadre de l'Union européenne pour la recherche et le développement technologique[lien ''Module 1 - Organoleptic Quality: Biological Bases of Tomato Fruit and Potato Tuber Quality Perceived by Consumers ''], EU-SOL en. La conservation des tomates à 4°C leur fait perdre jusqu'à deux tiers des composés volatils qui contribuent à leur goût<ref name=":1">Lien web|langue=fr|nom1=presse|prénom1=Patricia Léveillé d'après Service de|titre=La tomate craint le froid|url=lien le=2017-07-24. Tandis qu'une conservation à 20°C développe ces composés<ref name=":1" />. Il est également possible de restaurer ces arômes, si la tomate a passé moins d'une semaine au réfrigérateur, en la sortant 24 h avant consommation<ref name=":1" />. On retrouve dans le goût de la tomate et particulièrement de la sauce tomate, la cinquième saveur fondamentale, l'umami, qui est liée à la présence d'acide glutamique dans le fruit mûrLien brisé|consulté le=2013-03-29|url=lien umami of vegetables (tomato and tomato sauce)'', '''Umami Information Center. Consulté le 25 mai 2009.''' en.

Usages

Article détaillé|Liste de spécialités à base de tomate C'est aujourd'hui un légume-fruit très important en cuisine, entrant dans la composition de nombreuses Liste de spécialités à base de tomate|recettes. C'est un ingrédient de base de la pizza.

= Tomate fraîche

= La tomate peut se consommer soit crue, soit cuite. Crue, la tomate peut se manger nature à la croque au sel, mais elle entre le plus souvent dans la composition de salade (mets)|salades simples ou composées, comme la salade niçoise. Elle est également l'ingrédient de base du gaspacho, soupe froide, spécialité originaire d'Andalousie. Cuite, la tomate se prépare de diverses manières : sautée, farcie, en sauce… C'est aussi un ingrédient de diverses sauces. La cuisson détruit une partie des vitamines mais favorise l'assimilation du lycopène. Les tomates vertes ou incomplètement mûres peuvent servir à la confection de confiture, ce qui est une manière d'utiliser les tomates cueillies en fin de saison qui ne peuvent atteindre une maturité complète. On peut décorer certains plats en confectionnant des roses en peau de tomate. Elles se font simplement en pelant une tomate bien ferme avec un couteau d'office en inox, en formant un ruban régulier qui, enroulé sur lui-même et posé sur la base de la tomate préalablement coupée, formera la « rose »Jean-Pierre Simonin, ''Les Tours de main de la cuisine'', éditions Jérôme Villette, 1988, ISBN|978-2-86547-012-9, p.111.. <gallery widths="175" heights="175"> Tomate Mozzarella|Salade caprese (tomates mozzarella). Tazón de gazpacho|Bol de gaspacho|gaspacho andalou. Tomates farcies végétariennes|Tomate farcie|Tomates farcies. </gallery>

= Tomate transformée

= La tomate fait l'objet d'une importante industrie de transformation, qui fournit au consommateur des tomates séchées, des tomates pelées en boîte, du coulis (cuisine)|coulis de tomate, du concentré de tomate (simple ou « Double concentré de tomates|double » et même triple concentration), des sauces (dont la sauce tomate, les sauces aigres-douces, le ketchup) et une boisson, le jus de tomate. Les deux principales transformations industrielles du jus de tomate sont la concentration et le séchage. La concentration est réalisée à chaud sous vide partiel. Selon la température de la concentration, on parlera de concentré ''hot break'' (haute température) ou ''cold break'' (température moins élevée). Le concentré ''hot break'' se caractérise par un goût de « cuit » plus intense mais surtout par une concentration de pectine plus élevée. Le concentré ''cold break'' présente un profil aromatique plus proche du jus de tomate originel mais avec un niveau de viscosité plus faible. Le séchage peut être réalisé par atomisation ou par cylindrage, que ce soit sur du concentré ''cold break'' ou ''hot break''. La principale utilisation de la poudre de tomate est la soupe en poudre.

Conservation

Fichier:tomseche.JPG|thumb|Tomates séchées servies en antipasti * Tomates d'automne : effeuillées et suspendues, tête en bas, à l'ombre. * À température ambiante dans une pièce pas trop sèche, pour en conserver le goût. * tomate séchée : autour du bassin méditerranéen, elle est évidée, salée puis séchée au soleil. * conserve de tomates : après ébullition, pelée et salée, elle se conserve dans son jus après stérilisation. * Double concentré de tomates|concentré de tomates : la tomate peut également faire l'objet d'une conservation à long terme après transformation des fruits en une pâte très concentrée : double concentré de tomates|double ou triple concentré de tomates Conserve|appertisé vendu dans le commerce.

= Santé

=

Allégations santé autorisées en Europe

La tomate est une source de vitamine A et de vitamine C<ref name="Aprifel_Allegations"> Lien web |url=lien nutritionnelles et de santé Tomate |série=Les fiches nutritionnelles par produit |éditeur=sur le site de l'Association pour la recherche et l'information en fruits et légumes (Aprifel) |consulté le=31 mars 2017 .. Citation|La vitamine A contribue au maintien d’une peau normale, au maintien de muqueuses normales, au maintien d’une vision normale, au métabolisme normal du fer, au fonctionnement normal du système immunitaire. La vitamine A joue un rôle dans le processus de spécialisation cellulaire.<ref name="Aprifel_Allegations "/> citation|La vitamine C contribue à maintenir le fonctionnement normal du système immunitaire pendant et après un exercice physique intense, à la formation normale de collagène pour assurer le fonctionnement normal des vaisseaux sanguins, à la formation normale de collagène pour assurer la fonction normale des os. La vitamine C contribue à la formation normale de collagène pour assurer la fonction normale des cartilages, à la formation normale de collagène pour assurer la fonction normale des gencives, à la formation normale de collagène pour assurer la fonction normale de la peau, à la formation normale de collagène pour assurer la fonction normale des dents, à un métabolisme énergétique normal, au fonctionnement normal du système nerveux, à des fonctions psychologiques normales, au fonctionnement normal du système immunitaire, à protéger les cellules contre le stress oxydatif, à réduire la fatigue, à la régénération de la forme réduite de la vitamine E. La vitamine C accroît l’absorption de fer.<ref name="Aprifel"/>

Allégations santés autorisées aux États-Unis

Malgré les demandes de l'industrie agro-alimentaire de faire de la tomate, un Rôle de l'alimentation dans la prévention des cancers|aliment anti-cancer, la Food and Drug Administration (FDA) semble assez frileuse sur le sujet. Elle a étudié les demandes d'allégation santé liant consommation de tomate et Prévention des cancers|réduction de risque de nombreux cancers<ref name="FDA"> Lien web |langue=en |url=https://www.fda.gov/food/ingredientspackaginglabeling/labelingnutrition/ucm072760.htm |titre=Qualified Health Claims: Letter Regarding "Tomatoes and Prostate, Ovarian, Gastric and Pancreatic Cancers (American Longevity Petition)" (Docket No. 2004Q-0201) |éditeur=sur le site de la Food and Drug Administration (FDA) |date=8 novembre 2005 |consulté le=31 mars 2017 ., et n'a accepté qu'une formulation très alambiquée<ref name="france-science"> Lien web |url=https://www.france-science.org/La-FDA-accepte-finalement-une.html |titre=La FDA accepte finalement une partie des allégations santé sur la tomate |auteur=Claire Notin |date=24 novembre 2005 |éditeur=sur le site de la Mission pour la science et la technologie de l’ambassade de France aux États-Unis |consulté le=31 mars 2017 .. Elle a surtout citation|rejeté le lien entre le lycopène (élément responsable des bienfaits supposés de la tomate) utilisé comme ingrédient ou supplément alimentaire et la prévention de certains cancers<ref name="france-science"/>. De manière plus détaillée, la FDA conclut : *Cancer de la prostate : Des recherches scientifiques préliminaires et très limitées suggèrent que la consommation de 4 à 8 onces (entre 110 et 230 g) de tomates et/ou de sauce tomate par semaine pourrait réduire le risque de cancer de la prostate<ref name="FDA"/>. La FDA conclut qu’il y a peu de preuves scientifiques supportant cette allégation<ref name="france-science"/>. *Cancer de l'estomac : Quatre études n'arrivent pas à démontrer un lien entre consommation de tomate et réduction des risques de cancer de l'estomac ; mais trois autres études concluent que la consommation de tomate peut réduire ce risque. En conformité avec ces études, la FDA conclue qu'il n'y a pas assez de preuves pour affirmer que les tomates aident à réduire le risque de cancer de l'estomac<ref name="FDA"/>. *Cancer de l'ovaire : Une même étude suggère que la consommation de sauce tomate deux fois par semaine peut réduire le risque de cancer de l'ovaire, et que la consommation de tomates ou de jus de tomate n'a eu aucun effet sur le risque de cancer de l'ovaire. La FDA conclue donc qu'il est très peu certain que la sauce tomate réduise le risque de cancer de l'ovaire<ref name="FDA"/>. *Cancer du pancréas : Une étude suggère que la consommation de tomates ne réduit pas le risque de cancer du pancréas, mais une étude sur un échantillon plus limité de personnes, suggère que la consommation de tomates peut réduire ce risque. En conformité avec ces études, la FDA conclut qu'il est hautement improbable que les tomates réduisent le risque de cancer du pancréas<ref name="FDA"/>.

Autres allégations

<!-- MERCI DE NE PAS AJOUTER D’ALLÉGATION SANS SOURCE --> article connexe|Rôle de l'alimentation dans la prévention des cancers|lycopène L'lien|langue=en|trad=American Institute for Cancer Research|fr=institut américain pour la recherche contre le cancer (AICR), classe la tomate dans les Rôle de l'alimentation dans la prévention des cancers|aliments anti-cancer<ref name="AICR food"> Lien web |langue=en |url=lien |titre=Tomatoes |série=AICR's Foods That Fight Cancer |éditeur=sur le site de l'lien|langue=en|trad=American Institute for Cancer Research|fr=Institut américain pour la recherche contre le cancer |consulté le=31 mars 2017 .. L'AICR indique même qu'il y aurait des études en cours sur le potentiel curatif de la tomate ou de l’un de ses composants le lycopène<ref name="AICR food"/>. Cependant, l'AICR affirme que l'existence d'un lien entre consommation de lycopène et diminution de risque de cancer n'est démontrée que sur l'animal. Elle ajoute que sur l'humain, certaines études ont démontré un lien entre lycopène et réduction du cancer de la prostate, d'autres non, d'autres oui. Elle recommande cependant la consommation de tomate et d'autres aliments contenant du lycopène Lien web |langue=en |url=lien |titre=Tomatoes, Other Foods Containing Lycopene May Protect Against Prostate Cancer, Study Finds |description=communiqué de presse |date=15 novembre 2016 |éditeur=sur le site de l'lien|langue=en|trad=American Institute for Cancer Research|fr=Institut américain pour la recherche contre le cancer |consulté le=31 mars 2017 ..

Usage médicinal

La tomate aurait un usage traditionnel de phytothérapie référence nécessaire notamment grâce à sa teneur en pigments carotène|caroténoïdes antioxydants, et plus particulièrement en lycopène, réputé pour ses propriétés anticancéreuses et de prévention contre les maladies cardiovasculaires, en particulier. Il est à noter que ce lycopène est plus facilement assimilé par la consommation de tomates cuites, la cuisson libérant les nutriments en faisant éclater les cellules végétales. La tomate a des propriétés diurétiques et désintoxicantesouvrage|auteur=François Couplan|titre=Le régal végétal : plantes sauvages comestibles|éditeur=Éditions Ellebore|date=2009|passage=158.

= Cancer

= Certaines études publiées sur United States National Library of Medicine (Bibliothèque américaine de médecine) ont révélées que la consommation fréquente ou régulière de tomate pourrait réduire le risque de développer le cancer de la prostate, aussi bien que d’autres tumeurs malignes tels que les cancers du pancréas, du poumon, du côlon, du rectum, de l’estomac, de la cavité orale, de l’œsophage, du sein et du col de l’utérusLien web|langue=English|titre=Ansari MS, Ansari S. Lycopene and prostate cancer. Future Oncol 2005 June;1(3):425-30.|url=https://www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/query.fcgi?cmd=Retrieve&db=pubmed&dopt=Citation&list_uids=16556016|site=|date=|consulté le=,Lien web|langue=|titre=Dr. Delvix, Booboone: Tomato Nutrition Facts and Health Benefits|url=lien le=,Lien web|langue=English|titre=Giovannucci E. Tomatoes, tomato-based products, lycopene, and cancer: review of the epidemiologic literature. J Natl Cancer Inst 1999 February 17;91(4):317-31.|url=https://www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/query.fcgi?cmd=Retrieve&db=pubmed&dopt=Citation&list_uids=10050865|site=|date=|consulté le=.

= Maladies cardiovasculaires

= Une autre étude menée chez des femmes a démontré que ce même fruit pourrait réduire leurs risques de souffrir des maladies cardiovasculaires et baisser le taux de leurs lipoprotéines de basse densité (LDL). Les chercheurs pensent que ces effets bénéfiques pourraient être dus au lycopène associé à d’autres composés antioxydants et des vitaminesLien web|langue=English|titre=Arab L, Steck S. Lycopene and cardiovascular disease. Am J Clin Nutr 2000 June;71(6 Suppl):1691S-5S.|url=https://www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/query.fcgi?cmd=Retrieve&db=pubmed&dopt=Citation&list_uids=10837319|site=|date=|consulté le=,Lien web|langue=English|titre=Willcox JK, Catignani GL, Lazarus S. Tomatoes and cardiovascular health. Crit Rev Food Sci Nutr 2003;43(1):1-18.|url=https://www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/query.fcgi?cmd=Retrieve&db=pubmed&dopt=Citation&list_uids=12587984|site=|date=|consulté le=.

Toxicité et risques alimentaires

La plante contient dans tous ses organes de l'α-tomatine, glycoalcaloïde stéroïdal toxique, proche de la solanine de la pomme de terre, et qui peut présenter un danger pour le bétail. La tomatine a des propriétés antibiotiques et antifongiquesY.H. Hui, Roy Smith, David G. Spoerke, vol. 3, Plant Toxicants'', CRC; 2d édition, 2001, ISBN|082470343X, p.|99.. La teneur en tomatine est faible pour les tomates rouges (mûres), de l'ordre de 0,03 à unité|0.08|mg/unité|100|g, et nettement plus élevée pour les tomates vertes (immatures), de 0,9 à unité|55|mg/unité|100|g, sans danger toutefois pour la consommation humaine[lien vol. 43, no6, p.|1507-1511 (1 p.), 1995. en. La consommation de tomates, en particulier de tomates crues, peut provoquer chez certaines personnes des indispositions en raison de la présence de saponines et solanine, et des réactions allergie|allergiques, pouvant aller jusqu'à un choc anaphylactique. Ce phénomène relativement rare d'allergie alimentaire est dû à la présence dans les tomates mûres de protéines de liaison avec les Superfamille des immunoglobulines|immunoglobulines E, dont le taux tend à augmenter avec le mûrissement du fruitYasuto Kondo, Atsuo Urisu, Reiko Tokuda, ''Identification and Characterization of the Allergens in the Tomato Fruit by Immunoblotting'', International Archives of Allergy and Immunology, 2001;126:294-299, [lien Free Abstract] en. Les tomates fraîches peuvent être contaminées par la salmonella|salmonelle. Cela s'est notamment produit en Amérique du Nord, vers la fin du printemps 2008 (à partir du 16 avril), entraînant leur retrait des grandes chaînes de restauration et de certains magasins. Aux États-Unis, on recensait au 11 juin 2008, dans 23 États, au moins 228 cas d'intoxications par la salmonelle dus à la consommation de tomates contaminées, provoquant 25 hospitalisations[lien ''Rooting Out the Rotten Tomatoes''], ''Time, Health & Science'', 12 juin 2008, consulté le 11 mai 2009.. Au Canada, aucun cas n'a été rapporté, cependant, par mesure de précaution, les grandes chaînes de restauration, telles que McDonald's et KFC, avaient décidé de retirer temporairement les tomates de leur menu[lien ''Tomatoes taken off menus''], ''Calgary Herald'', 11 juin 2008, consulté le 11 mai 2009.. Fichier:Mold on tomatoes (proxy)|thumb|Moisissures sur tomates mûres Les tomates trop mûres peuvent être sujettes à diverses moisissures, comme ''Penicillium expansum'', et contenir de ce fait des mycotoxines thermostables comme la patuline[lien J Harwig, P M Scott, D R Stoltz and B J Blanchfield, ''Toxins of molds from decaying tomato fruit.''], Applied and Environmental Microbiology. 1979 August; 38(2): 267-274, consulté le 30 ai 2009. en. Ces mycotoxines peuvent se retrouver dans des produits dérivés comme les jus de tomate. Les tomates mises en vente peuvent parfois contenir des résidus de pesticides. En France, selon les contrôles effectués par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes|DGCCRF, cela concernait en 2004 48,5 % des échantillons analysés. Toutefois, seuls 3,5 % de ces échantillons dépassaient les Limite Maximale de Résidus|LMR (limites maximales de résidus) fixées au niveau national ou européen[lien ''Synthèse des résultats des plans de surveillance et de contrôles des résidus de pesticides dans les denrées d’origine végétale''], données 2004 (DGCCRF), Observatoire des Résidus de Pesticides. Pdf.

= Autres

= Le marc de tomate, sous-produit de la transformation industrielle des tomates, est parfois utilisé comme aliment du bétail[lien ''Aliments du bétail, circulaire à la profession.''], Agencecanadienne d'inspection des aliments. Pdf. Le purin de tomate, obtenu par macération de feuilles et tiges dans l'eau, serait efficace au jardin pour prévenir ou éloigner certains insectes parasites, notamment les pucerons[lien ''Purin de Tomate (20 recettes anciennes de Lunéville -1)''], Tomodori, site sur les tomates anciennes, consulté le 30 mai 209.. Selon Victor RenaudVictor Renaud, ''Les tomates qui ont du goût'', Eugen Ulmer, Paris, 2006, p.|9., une feuille de tomate froissée frottée sur la peau contribuerait à calmer la douleur en cas de piqûre d'insecte.

Aspects culturels

Image:Bilancia da cucina - Musei del cibo - Pomodoro - 270|vignette|Balance de cuisine en forme de tomate. L'allure caractéristique de la tomate et l'ampleur de sa consommation induisent son usage comme thème dans la décoration et le design dans le domaine culinaire.

= La légende de la « pomme d'amour »

= À Marmande (Lot-et-Garonne) la légende de la pomme d'amour raconte comment un galant rapporta « des isles » les premières graines de tomate pour les offrir à sa belle[lien la légende de la Pomme d'Amour], site officiel de la commune de Marmande, consulté le 20 mai 2009. Dans cette ville, la « Confrérie des chevaliers de la Pomme d'Amour » s'attache à promouvoir et défendre la Marmande (tomate)|tomate de Marmande.

= Les fêtes de la tomate

= De nombreuses fêtes de la tomate sont organisées dans le monde, notamment aux États-Unis, en Europe et dans divers pays comme Israël, l'Argentine ou l'Australie. Ce sont souvent des « fêtes des plantes » axées sur la tomate et souvent d'autres légumes dans lesquelles sont présentés des fruits de nombreuses variétés, des concours des plus belles tomates, et qui sont l'occasion pour les passionnés d'échanger des semences ou de découvrir de nouvelles recettes. En France, une « fête de la tomate et des légumes anciens » se tient depuis quelques années à la mi-septembre à Haverskerque (Nord (département français)|Nord)[lien ''Fête de la tomate et des légumes anciens, 3e édition''], site officiel de Haverskerque, consulté le 4 juin 2009. À Gunnedah (Nouvelle-Galles du Sud) en Australie, la ''National Tomato Competition'' organisée en janvier est un concours de la plus grosse tomate[lien site officiel de Gunnedah, consulté le 4 juin 2009en. Celle qui est organisée chaque année en août à Bunyol, commune Espagne|espagnole de la province de Valence[lien La Tomatina de Buñol, site officiel] es, la ''Tomatina'', se distingue par son caractère de bataille festive dans laquelle les seules munitions utilisées sont des tomates bien mûres. Une fête similaire, ''La Gran Tomatina Colombiana'', se déroule en Colombie dans la commune de Municipalités de Colombie|Sutamarchán chaque année en juin depuis 2005[lien La Tomatina de Sutamarchán, site officiel] es.

= La tomate dans la langue française

= Comme celui d'autres fruits et légumes, le nom de la tomate a été attribué à un jour de l'année dans le calendrier républicain, le 29 vendémiaire : la Tomate était le nom attribué au 28e|jour du mois de vendémiaireFabre d'Églantine|Ph. Fr. Na. Fabre d'Églantine, [https://books.google.fr/books?id=vVtWj-W-KP8C&printsec=frontcover&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false ''Rapport fait à la Convention nationale dans la séance du 3 du second mois de la seconde année de la République Française''], p.|19.. Dans la langue française une « tomate » désigne un cocktail constitué d'un mélange de pastis et de sirop de grenadine. C'est aussi le nom d'une couleur, le rouge tomate (code HTML #DE2916)[lien Couleurs commençant par R], Dictionnaire des couleurs.. Expressions, en rapport avec la couleur rouge : * « être rouge comme une tomate », c'est être rougeur|rouge de honte, * « écraser des tomates », c'est avoir ses Menstruation|règlesClaude Duneton, Sylvie Claval, ''Le bouquet des expressions imagées, encyclopédie thématique des expressions figurées de la langue française'', Le Seuil, Paris, 1990 ISBN|2-02-009958-6, p.|115..

= La tomate dans la littérature

= Georges Perec illustre l'importance de la symbolique de la tomate dans l'art lyrique dans son inénarrable « Mise en évidence expérimentale d'une organisation tomatotopique chez la soprano (Cantatrix sopranica L.) »[lien « Mise en évidence expérimentale d'une organisation tomatotopique chez la soprano(Cantatrix sopranica L.) »] dont la version anglaise est publiée au Seuil dans la collection « La librairie du s-|XX » sous le titre ''Cantatrix sopranica L. et autres écrits scientifiques''.

= La tomate dans l'art

= Pablo Picasso peignit en août 1944 une série de neuf tableaux représentant un plant de tomate sur le rebord d'une fenêtre. Réalisées dans l'appartement de son ancienne compagne, Marie-Thérèse Walter et de sa fille Maya Widmaier-Picasso|Maya à Paris, où le peintre s'était réfugié pendant les combats pour la Libération de la capitale, ces peintures sont, selon Jean Sutherland Boggs, « une métaphore pittoresque et décorative de la nécessité pour l'être humain de survivre et prospérer même sous les contraintes de la guerre »[lien Pablo Picasso, ''Plant de tomate''], Christie's, consulté le 5 juin 2009. en. Fichier:Andy Warhol Campbell's Soup Cans (MoMA - New York)|thumb|''Campbell's Soup Cans'', l'œuvre exposée au Museum of Modern Art de New-York En 1962, Andy Warhol produisit une œuvre intitulée Campbell's Soup Cans, constituée d'une série de 32 tableaux représentant une série de boîtes de soupes rouge et blanche de la société Campbell, au premier rang desquelles la soupe de tomate. Les formes arrondies de la tomate ont inspiré en 1971 au designer finlandais Eero Aarnio le dessin du « fauteuil tomate » ''(tomato chair)''[lien ''Tomato Chair by Eero Aarnio 1971''] sur le site officiel d'Eero Aarnio, consulté le 22 mai 2009en. Dans un registre humoristique, Alphonse Allais intitula en 1882 un tableau abstrait uniformément rouge « Récolte de la tomate par des cardinaux apoplectiques au bord de la Mer Rouge »[lien ''Les œuvres picturales d'Alphonse Allais''], Alphonse Allais, site personnel..

= Symbolique

= Chez les Bambaras, peuple d'Afrique de l'Ouest (Mali, Sénégal, Guinée), la tomate est un symbole de fécondité, et les couples doivent en manger avant de s'unirJean-Luc Hennig, ''Dictionnaire littéraire et érotique des fruits et légumes'', Albin Michel, Paris, 1994, ISBN|2-226-06892-9, p.|481.. La tomate est l'plante-emblème|emblème, fruit ou légume officiel, de plusieurs États américains[lien ''Official State Fruit''], Netstate, consulté le 15 mai 2009 en : * Arkansas (fruit et légume officiel), il s'agit d'une variété à fruits roses, la ''South Arkansas Vine Ripe Pink Tomato ;'' * Louisiane (légume officiel), variété ''Creole tomato ;'' * New Jersey (légume officiel) ; * Ohio (fruit officiel)<ref name="Ohio">Lien web|langue=en|url=lien of Ohio|série=Profile Ohio|auteur=|lien auteur=|coauteurs=|jour=|mois=|année=|site=|éditeur=site officiel de l’État de Ohio|page=|citation=|en ligne le=|consulté le=3 avril 2017|id=|archiveurl=https://web.archive.org/web/20160122205829/lien janvier 2016|brisé le=. ; * Tennessee (fruit officiel). Fichier:Socialistische Partij (nl 2006) Logo.svg|thumb|upright=1|Logotype|Logo du parti socialiste néerlandais En outre, le jus de tomate est la boisson officielle de l'Ohio<ref name="Ohio"/>. Le Parti socialiste (Pays-Bas)|parti socialiste Pays-Bas|néerlandais a adopté comme symbole une tomate rouge qui figure dans son logo.

Fruit ou légume ?

Fichier:Tomatoes 4|vignette|Tomates D'un point de vue botanique, la tomate est indiscutablement un fruit (botanique)|fruit, puisqu'elle dérive, y compris ses graines, de la transformation de l'ovaire (botanique)|ovaire d'une Magnoliophyta|plante à fleurs. Cependant, d'un point de vue cuisine|culinaire, elle n'a pas le même goût sucré que les fruits consommés comme tels, le plus souvent à la fin du repas, et est généralement servie, comme légume, dans des préparations salées, en entrée ou en salade (mets)|salade, ou en accompagnement du plat principal. L'origine de la controverse vient du fait que les tomates sont traitées comme des fruits dans les pratiques de conserve domestique. Les tomates ont en effet une acidité suffisante pour être préparées à l'eau plutôt que dans un stérilisateur à vapeur comme c'est le cas pour les « légumes ». Cette controverse a eu des implications légales aux États-Unis. En 1887, des droit de douane|droits de douane appliqués aux légumes mais pas aux fruits ont fait du statut de la tomate un sujet d'importance au regard de la loi. La Cour suprême des États-Unis mit fin à la controverse le 10 mai 1893 en déclarant que la tomate était un légume, selon la définition populaire qui classe les légumes, généralement servis au cours du repas et non au dessert, en fonction de leur utilisation (''Nix v. Heden'' (149 U.S. 304))lien web|langue=en|url=lien in Paradise/Tomato History, Tomato Nutrition, Tomato Recipe|éditeur=Vegparadise.com|date=|consulté le=2009-04-02. La décision s'applique seulement à l'interprétation du tarif douanier du 3 mars 1883 et la Cour ne prétend pas reclasser la tomate pour d'autres considérations que celles relatives au paiement de taxes douanières. La tomate a été choisie comme plante-emblème|légume-emblème officiel par l'État du New Jersey. L'Arkansas en revanche n'a pas tranché entre fruit et légume en faisant de la variété ''South Arkansas Vine Ripe Pink Tomato'' à la fois le fruit-emblème et le légume-emblème de l'État, dans une décision unique citant ses usages culinaires et la classification botanique. En 2006, la chambre des représentants de l'Ohio adopta une loi qui devait déclarer la tomate comme le fruit-emblème de l'État, mais elle ne fut pas ratifiée par le Sénat et il fallut attendre avril 2009 pour qu'une nouvelle loi fasse de la tomate le fruit officiel de l'Ohio[lien ''Adoption of the Ohio State Fruit''], Netstate.com en. Le jus de tomate est depuis 1965 la boisson officielle de l'Ohio. Alexander W. Livingston, originaire de Reynoldsburg (Ohio), a joué un grand rôle dans la popularisation de la tomate vers la fin des années 1800. Du fait de la définition scientifique du fruit, la tomate reste considérée comme un fruit aux États-Unis dès lors qu'il ne s'agit pas de questions douanières. Ce n'est d'ailleurs pas le seul fruit botanique consommé comme légume : l'aubergine, le concombre et les courges de toutes sortes partagent la même ambiguïté.

Records

Fichier:Tomatotree.JPG|thumb|Le pied de tomate tel qu'il est vu par les passagers du circuit ''Living with the Land'' à Epcot. L'immense pied de tomate qui pousse dans les serres expérimentales du Walt Disney World Resort|parc Disney d'Orlando en Floride est probablement le plus grand du monde. La plante a été reconnue par le Livre Guinness des records pour sa production de formatnum:32000 tomates d'un poids total de unité|522|kg. Elle produit des milliers de tomates en même temps sur un seul pied. Yong Huang, directeur de science agricole à Epcot, a découvert ce plant unique à Pékin (Chine), où il a été créé par Hybride|hybridationY. Demeure, [lien Voici l’Octopus Tree : le plus gros plant de tomates au monde !], SciencePost, 17 juillet 2016. Huang en rapporta des graines à Epcot et fit construire une serre spécialisée. Les tomates, qui ont la taille d'une balle de golf, sont servies dans les restaurants du parc Disney. Les visiteurs peuvent voir ce pied de tomate record en empruntant le parcours en bateau ''Living with the Land'' du parc d'EpcotLien brisé|consulté le=2013-03-29|url=lien World Record! The only single vine "tomato tree" growing in the U.S. sets a record at The Land pavilion at Epcot'', Walt Disney World News. en. La plus grosse tomate jamais récoltée pesait unité|3.814|kg. Cette tomate de la variété 'Big Zac' fut cueillie aux États-Unis en 2014 dans sa serre au Minnesota par un certain Dan McCoy. La plus grosse tomate jamais récoltée en Europe pesait unité|3.795|kg. Cette tomate qui est aussi de la variété 'Big Zac' fut cueillie en France en 2015 dans sa serre en Dordogne à Carsac de Gurson par un certain Fabrice Boudyo.

Voir aussi



= Bibliographie

= * ouvrage|titre=Maladies de la tomate, observer, identifier, lutter|éditeur=INRA éditions|collection=|auteur=Dominique Blancard|langue=français|année=1988|lieu=Paris|publi=|pages=232|isbn=2-7380-0087-8|oclc=|commentaire=|id=Blancard * ouvrage|titre=De la pomme d'amour à la tomate|éditeur=A. Barthélémy|collection=du goût et de l'usage|auteur=Jacques Galas|langue=français|année=1998|lieu=Avignon|publi=|pages=159|isbn=2-87923-093-4|oclc=|commentaire=|id=Galas * ouvrage|titre=Tomate|éditeur=éd. du Chêne|collection=|auteur=Lyndsay Mikanowski, Patrick Mikanowski (photographies de Jean-Louis Guillermin|langue=français|année=1999|lieu=Paris|publi=|pages=192|isbn=2-84277-155-9|oclc=|commentaire=|id=Mikanowski * ouvrage|titre=Tomate, pour un produit de qualité|éditeur=Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes|CTIFL|collection=Hortipratic|auteur=|langue=français|année=2000|lieu=Paris|publi=|pages=221|isbn=2-87911-128-5|oclc=|commentaire=|id=Galas * ouvrage|titre=The Tomato in America: Early History, Culture, and Cookery|éditeur=University of South Carolina Press|collection=|auteur=Andrew F. Smith|langue=anglais|année=2001|lieu=Columbia|publi=|pages=224|isbn=0252070097|oclc=|commentaire=|id=Smith * ouvrage|titre=La tomate in Encyclopédie du potager|éditeur=Éditions Actes Sud|Actes Sud|collection=|auteur=Jean-Luc Daneyrolles|langue=français|année=2003|lieu=Arles|publi=|pages=26|isbn=2-7427-4615-3|oclc=|commentaire=|id=Daneyrolles * ouvrage|titre=Tomates, je vous aime|éditeur=Le Sureau|collection=|auteur=Mireille Gayet, Valérie Gaudant, Nathalie Gaudant|langue=français|année=2004|lieu=Méolans-Revel|publi=|pages=70|isbn=2-911328-13-2|oclc=|commentaire= * ouvrage|titre=Tomates d'hier et d'aujourd'hui|éditeur=Hoëbeke|collection=|auteur=Louis Albert de Broglie et Dominique Guéroult, Marc Dantan (photographies)|langue=français|année=2005|lieu=Paris|publi=|pages=143|isbn=2-84230-241-9|oclc=|commentaire=|id=Broglie-Guéroult * ouvrage|titre=Les tomates du prince jardinier: 650 variétés et leurs recettes|éditeur=Michel Lafon|collection=|auteur=Louis Albert de Broglie et Dominique Guéroult|langue=français|année=2012|lieu=Paris|publi=|pages=250|isbn=2-74991-664-X|oclc=|commentaire=|id=Broglie * Blaise Leclerc, Jean-Jacques Raynal, ''Elles sont bonnes mes tomates ! , ''Terre vivante, 2014, 120p. ISBN|978-2-36098-121-2 * ouvrage|titre=La culture de la tomate, production, transformation et commercialisation, cinquième édition révisée|éditeur=Agromisa Foundation|collection=Agrodok|auteur=Shankara Naika, Barbara van Dam, Arwen Florijn|langue=français|année=2005|lieu=Wageningen|publi=|pages=105|isbn=90-8573-044-9|oclc=|commentaire=disponible [lien en ligne] pdf|id=Agromisa * ouvrage|titre=Les tomates qui ont du goût : Comment les choisir et les cultiver facilement|éditeur=Eugen Ulmer|collection=Comment les choisir et les cultiver|auteur=Victor Renaud|langue=français|année=2006|lieu=Paris|publi=|pages=95|isbn=2-8413-8252-4|oclc=|commentaire=|id=Renaud * ouvrage|titre=La culture des tomates|éditeur=Artémis|collection=Les clefs du jardinage|auteur=Jean-Marie Polèse|langue=français|année=2007|lieu=Paris|publi=|pages=95|isbn=2-8441-6553-2|oclc=|commentaire=|id=Polèse * ouvrage|titre=La cuisine de la tomate|éditeur=Sud-Ouest|collection=Couleur cuisine|auteur=Liliane Otal (texte), Pierre Bordet (photographies)|langue=français|année=2007|lieu=Bordeaux|publi=|pages=63|isbn=2-87901-760-2|oclc=|commentaire=|id=Otal * ouvrage|titre=L'Empire de l'or rouge|éditeur=Fayard|collection= |auteur=Jean-Baptiste Malet|langue=français|année=2017|lieu=Paris|publi=|pages=288|isbn=9782213681856|oclc=|commentaire=|id= * Article |langue=fr |prénom=Esther |nom=Katz |titre=Deux solanées rouges de l'Amérique à l'Europe : piment et tomate |périodique=Cahiers d'Outre-Mer : revue de géographie de Bordeaux |volume=45e|année |numéro=179-180 : |titre numéro=Les plantes américaines à la conquête du monde |mois=juillet – décembre |année=1992 |pages=287-302 |lire en ligne=lien |format=fac-similé |consulté le=2 mai 2017 |libellé=Katz 1992. * Article |langue=fr |prénom=Marie |nom=Sautron |titre=Les images olfactives et gustatives du discours poétique des anciens Mexicains |périodique=Caravelle : cahiers du monde hispanique et luso-brésilien |numéro=81 |année=2003 |pages=29-47 |doi=10.3406/carav.2003.1438 |lire en ligne=lien |format=fac-similé |consulté le=2 mai 2017 |libellé=Sautron 2003.

= Articles connexes

= * Hémérochorie : diffusion des plantes par la culture. * Solanaceae : famille de la tomate. * Liste des variétés de tomates|Types de tomates : tomate ancienne, tomate cerise... * Dérivés de la tomate : jus de tomate, double concentré de tomates. * Liste de spécialités à base de tomate dont sauce tomate. * Couteau à tomates : matériel de cuisine. * Hybrides : pomate (tomate et pomme de terre).

= Liens externes

= Autres projets |commons=Category:Solanum lycopersicum |wiktionary=tomate

Taxinomie

* eFloras|5|220012653|Solanum lycopersicum * CatalogueofLife espèce|Solanum|lycopersicum|L. * Tela-métro|64917|''Solanum lycopersicum'' * Tela-réunion|4352|''Solanum lycopersicum'' * Tela-antilles|9807|''Solanum lycopersicum'' L. * ITIS|521671|''Solanum lycopersicum'' L. * NCBI|4081|''Solanum lycopersicum'' * GRIN espèce|101442|''Solanum lycopersicum'' L. * PROTA_fr|Lycopersicon esculentum

Autres documents

* [lien Liste de nombre|20000|variétés de tomates] sur Ethno-botanik.org de * [https://www.challenges.fr/galeries-photos/entreprise/20140528.CHA4398/pourquoi-toutes-les-tomates-ne-se-valent-pas.html Pourquoi toutes les tomates ne se valent pas] * [lien [https://ucanr.edu/repositoryfiles/ca502p13-71578.pdf] * [lien [lien Notes et références

Crédit d'auteurs|interne|Jus de tomate|135967404

= Notes

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= Références|taille=30 Palette|Solanacée potagère
Portail|Solanaceae|agriculture et agronomie|alimentation et gastronomie Catégorie:Tomate|Tomate Catégorie:Flore (nom vernaculaire) Catégorie:Fruit alimentaire Catégorie:Légume-fruit Catégorie:Plante potagère Catégorie:Solanum Catégorie:Plante dont le génome est séquencé